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POP | Plateforme ouverte du patrimoineEglise Saint-Fraimbault et Saint-Antoine
Eglise Saint-Fraimbault et Saint-Antoine






Référence de la notice
PA72000010
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
13 mars 2001
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
(c) Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Eglise Saint-Fraimbault et Saint-Antoine
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
église paroissiale
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Pays de la Loire ; Sarthe (72) ; Épineu-le-Chevreuil ; le Bourg
Lieu-dit
le Bourg
Références cadastrales
B 624
Milieu d'implantation pour le domaine de l'Inventaire
en village
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Siècle de campagne secondaire de construction
1er quart 16e siècle
Description historique
L'église Saint-Fraimbault et Saint-Antoine d'Epineu-le-Chevreuil mentionnée au 12e siècle, a été fondée selon la tradition, vers 1060 par Hoël, évêque du Mans et relevait du chapitre de la cathédrale du Mans. Au début du 16e siècle, Julien de Baïf, chanoine de la cathédrale du Mans et seigneur d'Epineu, fait reconstruire le chœur et édifie une chapelle seigneuriale au Nord. Julien de Baïf est inhumé dans l'église. Agrandissement de l'église en 1843 grâce aux libéralités du duc de Tourzel de Sourches. De nos jours, l'église à nef unique adopte un plan en croix latine consécutif aux travaux du 19e siècle avec le bras Nord du transept édifié en 1843. La nef est précédée à l'Ouest par un clocher porche à toit en bâtière. L'élévation Sud de la nef permet de voir sous l'enduit du 19e siècle, l'appareil roman ainsi que le cintre d'une petite baie romane à l'Est. La nef est percée de chaque côté de trois fenêtres en arc brisé aménagées au 19e siècle. Le chevet montre une importante élévation à trois pans et contreforts mais c'est le mode très sophistiqué de voûtement du chœur qui retient notre attention : travée droite et abside voûtées d'ogives à liernes et tiercerons dotés de clefs pendantes portant les armes des Baïf. Les retombées des nervures des voûtes reposent sur des culots décorés d'anges tenant un écu. On peut apprécier la qualité du dessin de la voûte, les profils des nervures ainsi que les clefs bien que celles-ci aient été reprises au 19e siècle. La chapelle seigneuriale au Nord dont le pignon émerge à l'extérieur montre également un voûtement de grande qualité. L'église conserve une partie du mobilier du 16e siècle et du décor ainsi que le vitrail de la chapelle seigneuriale classé depuis 1972, les statues de Saint-Fraimbault et de Saint-Antoine classées depuis 1906, les éléments provenant de l'aménagement liturgique portant les armes des Baïf et remontés, l'autel et le retable de la chapelle seigneuriale et enfin la plaque funéraire du cœur de Julien de Baïf en cuivre doré classé également. Même si l'on ne peut que regretter les travaux du 19e siècle, ces enrichissements qui ont porté atteinte au caractère architectural de la nef, dont la simplicité répondait à une réalité historique, on ne peut que souligner la beauté spatiale du chœur du 16e siècle, la grande cohérence de l'ensemble architecture, décor et mobilier