Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineDemeure dite château du Cros
Demeure dite château du Cros






Référence de la notice
PA69000081
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
28 juillet 2023
Date de dernière modification de la notice
4 mars 2026
Mentions légales
© Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Demeure dite château du Cros
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
château
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Auvergne-Rhône-Alpes ; Rhône (69) ; Azolette ; Avenue des Cros (V.C. n°4)
Adresse de l'édifice
Cros (avenue-des) (V.C. n°4)
Références cadastrales
2023 U 587
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Le "château de Cros" ne prend le titre de "château" que très tardivement, dans la seconde moitié du XIXe siècle quand la famille Vacheron entreprend des modifications sur un ancien domaine fermier pour en faire une résidence secondaire de luxe. Le domaine fut construit en deux temps au sein d'un petit domaine agricole dont les bâtiments apparaissent clairement sur le cadastre napoléonien.
Julien Richard-Vitton (1838-1919) fut capitaine des gardes mobiles pendant la guerre de 1870, conseiller général du Rhône et maire d'Azolette. Durant la guerre, celle qui devait devenir son épouse, Catherine Vacheron aurait été des premières infirmières militaires. On ne connait pas à Julien d'activité particulière après son service. La vie du couple semble cependant avoir été rythmée par les réceptions de Madame, fort peu du goût de Monsieur qui se réfugiait dans son pavillon.
Le domaine fut construit vers 1899 sous la direction de Catherine et en maîtrise d'œuvre conjointement par l'architecte Jean Burel et l'ingénieur Louis Lombard ou Louis Lombard-Gérin.
Jean Burel est cité à plusieurs reprises dans la revue La Construction lyonnaise comme architecte de la Compagnie du Gaz. La Construction lyonnaise nous apprend à l'occasion de la remise de la médaille d'argent à Jules Saint-Sorny, chef serrurier chez Brunard, que cet ouvrier hautement qualifié a travaillé sous les ordres de plusieurs architectes dont Burel. Louis Lombard-Gerin (1848-1918) était ingénieur électricien, il déposa un brevet du trolley automoteur en 1900.