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POP | Plateforme ouverte du patrimoineLa salle du café de l’auberge « À la Couronne Verte »
La salle du café de l’auberge « À la Couronne Verte »






Référence de la notice
PA67000109
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
23 août 2022
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
La salle du café de l’auberge « À la Couronne Verte »
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
auberge
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Grand Est ; Bas-Rhin (67) ; Barembach ; 5 rue du Presbytère
Adresse de l'édifice
Presbytère (rue du) 5
Références cadastrales
2022 1 274, 275, 324, 325
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Auteur de l'édifice
Description historique
Barembach est mentionné pour la première fois au Xe siècle ; ce village appartient alors à la riche abbaye bénédictine d'Altorf. La paroisse de Barembach est l'église-mère de plusieurs villages de cette partie de la Vallée de la Bruche. Rattaché au département des Vosges en 1795 puis en 1871, au département du Bas-Rhin, Barembach subit quatre ans après un incendie dramatique. Tout le village ou presque sera reconstruit. Pendant la Première Guerre mondiale, un autre événement tragique s'y déroule : les soldats allemands, assoiffés de vengeance suite aux premières exactions françaises, veulent l'anéantissement du village. Ils retiennent les hommes enfermés dans l'église et placent leurs canons tout autour du village. Les habitants font alors le vœu d'élever une statue de la Vierge si elle les délivre du joug ennemi. En 1922, est élevée la Grotte de Lourdes au lieu-dit la Haute-Roche, visible depuis la rue du Presbytère où est située l'auberge « A la Couronne verte. A la Couronne verte », ou le Café Walter, comme il a longtemps été surnommé, du patronyme de ses propriétaires, se confond avec l'histoire des trois conflits : à chaque génération, de 1870 à 1940, les patrons ont dû faire face aux humiliations et brimades de l'occupant allemand. On pourrait aller jusqu'à résumer que cet établissement relève d'un tropisme français. Ce que laissent subtilement montrer les peintures de la salle du café peintes par Camille Braun (1878-1943), frère de la première tenancière, peintre-décorateur dans le civil et soldat-topographe durant la Première Guerre mondiale.