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POP | Plateforme ouverte du patrimoineManoir du Grand-Moulin
Manoir du Grand-Moulin




Référence de la notice
PA62000027
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
13 mars 2001
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
(c) Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Manoir du Grand-Moulin
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
manoir
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Hauts-de-France ; Pas-de-Calais (62) ; Condette ; 67 rue Huret-Lagache
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Nord-Pas-de-Calais
Adresse de l'édifice
Huret-Lagache (rue) 67
Références cadastrales
AC 20
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
L'origine du fief du Grand Moulin remonte au 14e siècle. Les bâtiments, dont l'ensemble datait des 17e et 18e siècles et du début du 19e siècle, s'organisaient autour d'une cour dont la partie basse formait abreuvoir. Le colombier-tour central daté 1564 a été détruit à la fin du 19e siècle. Les bâtiments annexes de la ferme ont quant à eux été détruits à la fin du 20e siècle. Il demeure le corps de logis de la seconde moitié 17e siècle, à deux niveaux d'élévation en pierre de Baincthun. La façade côté basse-cour est flanquée d'une tourelle en encorbellement sommée d'un campenard contenant une cloche classée (20 septembre 1943). Une autre tourelle ronde percée de meurtrières, couverte d'une poivrière en tuiles plates, est accolée à l'angle de la façade en retour vers les champs. La partie droite du corps de logis sur la basse-cour, plus basse, a été modifiée par l'ouverture de grandes lucarnes triangulaires percées de deux fenêtres s'ouvrant dans la toiture en tuiles mécaniques. Les percements sur la partie gauche (la plus ancienne) sont d'origine. Ce manoir, typique de l'architecture des manoirs du boulonnais (bien connue grâce aux écrits de Roger Rodière) est un bon exemple de ce type d'architecture rurale aux allures encore médiévales, située dans un paysage bocagé. Il en reste heureusement quelques témoins, celui-ci étant parvenu jusqu'à nous dans l'intégralité de ses bâtiments (moins le colombier-tour). Le corps de logis restant mérite cependant une attention particulière.