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POP | Plateforme ouverte du patrimoineAncienne léproserie Sainte-Marie-Madeleine
Ancienne léproserie Sainte-Marie-Madeleine




Référence de la notice
PA61000065
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
4 février 2026
Date de dernière modification de la notice
4 mars 2026
Mentions légales
© Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des édifices protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Ancienne léproserie Sainte-Marie-Madeleine
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
léproserie ; chapelle
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Normandie ; Orne (61) ; Argentan ; La Maladrerie
Lieu-dit
La Maladrerie
Références cadastrales
2025 YA 01 07
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Siècle de campagne secondaire de construction
11e siècle ; 18e siècle
Description historique
Si les circonstances de la fondation de la léproserie Sainte-Marie-Madeleine ne sont pas connues, son installation remonte probablement au XIIe siècle à la faveur d'une période d'essor de la charité, sur un site d'implantation plus ancienne. Elle est, avec Saint-Anne, l'une des deux léproseries d'Argentan. Attesté par des documents d'archives à partir de 1226, l'établissement est encadré par un religieux et comprend un domaine agricole. A partir de la seconde moitié du XIIIe siècle, la communauté première connaît une dissolution progressive, puis une mise sous tutelle de ses biens par la bourgeoisie locale qui en accapare les revenus bien avant le XVe siècle. Rattaché à l'hôtel-Dieu d'Argentan avant 1569, puis définitivement uni à ce dernier en 1693, le domaine est loué comme exploitation agricole. Connu par le plan terrier de la paroisse de Mauvaisville de 1758, le site s'inscrivait en bordure de la voie de communication entre Argentan et Sées et formait une petite enclave propice aux échanges à l'entrée sud de la ville. La chapelle orientée trouvait son accès de ce côté, tandis que les autres bâtiments s'organisaient autour d'une cour fermée. Ils comprenaient probablement un ou plusieurs logis, destinés aux malades, au prêtre et aux domestiques, ainsi que des dépendances et un cimetière clos. Devenu une ferme, cet ensemble est transformé avant 1825