Eglise Notre-Dame de l'Assomption

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Titre courant

Eglise Notre-Dame de l'Assomption

Localisation

Localisation

Nouvelle-Aquitaine ; Lot-et-Garonne (47) ; Casteljaloux

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Aquitaine

Références cadastrales

AD 88, 89

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

17e siècle ; 18e siècle ; 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1763

Description historique

L'église Notre-Dame de l'Assomption fut bâtie au 15e siècle et abritait un chapitre de chanoines. Les protestants la détruisirent en 1568. Le chapitre entreprit de la faire reconstruire en conservant les fondations gothiques. Des travaux furent surtout rendus nécessaires dans les années 1680 par la conversion massive des protestants. Le plan consiste en une nef unique ouvrant sur un choeur à pan coupé et bordée de chapelle. Les travaux furent terminés avec l'achèvement de la façade occidentale dans les années 1760. L'originalité de cet édifice consiste dans le mélange de l'architecture classique et l'architecture gothique, la nef étant voûtée sur croisée d'ogives. En 1568, les protestants prirent la ville et détruisirent l'église Notre-Dame. Les troubles religieux des 16e et 17e siècles et la conversion d'une grande partie de la population au protestantisme diffèrent la reconstruction de l'église mais dans les années 1680 la pression catholique se fit plus forte sur les protestants et les nombreuses conversions soulignèrent la nécessité de terminer les travaux de l'église Notre-Dame. Le financement des travaux, notamment par une taxe levée sur le vin, accusa l'opposition entre le chapitre et une jurande en partie protestante. En 1684 les chanoines avaient élevé le rez-de-chaussée sur les fondations de l'édifice antérieur, le plan de l'église gothique ayant été conservé. En 1710 il restait à monter les voûtes, ce qui fut fait l'année suivante, la clé de la deuxième travée portant la date de 1711. En 1732, il restait à construire la façade et le clocher. Les travaux connurent des interruptions liées notamment à des problèmes de financement. Enfin de 1758 à 1763, Jean Marsaudon termina la façade conçue en 1733 par son père Michel Marsaudon, architecte du duc de Bouillon, duc d'Albret. En 1791, on enleva les armes du duc de Bouillon gravées sur le frontispice. En 1801, le Concordat rendit l'église au culte mais celle-ci était en très mauvais état, notamment la toiture. En 1857 l'église fut enrichie des verrières consacrées à la Vierge. En 1863-1864 furent restaurés le choeur et le maître-autel. La durée des travaux, le nombre d'interruptions et de maîtres d'oeuvre avait fragilisé l'édifice et notamment le couvrement comme l'indiquent deux clés de voûte datées de 1831 et de 1943. En 1899-1900 fut restaurée la façade et posées dans les niches jusqu'alors inoccupées les statues des deux saints-patrons de la cité, Saint-Michel et Saint-Raphaël.

Protection et label

Nature de la protection de l'édifice

Inscrit MH

Date et niveau de protection de l'édifice

1998/11/26 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

Eglise, en totalité, et le portique attenant à l'église fermant sur la rue la parcelle 88 (cad. AD 88, 89) : inscription par arrêté du 26 novembre 1998

Nature de l'acte de protection

Arrêté

Référence aux objets conservés

PM47000372 ; PM47000371 ; PM47000604 ; PM47000611 ; PM47000610

Intérêt de l'édifice

À signaler

Observations concernant la protection de l'édifice

Objets mobiliers protégés OMH.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune ; propriété d'une société privée

Précisions sur le statut juridique du propriétaire

Propriété privée : portique et sol d'assiette

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1998

Date de rédaction de la notice

1998

Cadre de l'étude

recensement immeubles MH

Typologie du dossier

Dossier de protection