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POP | Plateforme ouverte du patrimoineSite minier dit " Puits Couriot "
Site minier dit " Puits Couriot "






Référence de la notice
PA42000039
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
29 juin 2011
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Site minier dit " Puits Couriot "
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
mine
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Auvergne-Rhône-Alpes ; Loire (42) ; Saint-Etienne ; rue Calixte-Plotton
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Rhône-Alpes
Adresse de l'édifice
Calixte-Plotton (rue)
Références cadastrales
218 OR 10, 32 ; 218 OT 51 ; 218 OS 82 ; 218 NZ 93, 94
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Le site du puits Couriot doit son nom à Charles-Henry Couriot, ingénieur-conseil de la société des Mines de la Loire qui acquiert, en 1893, le site où étaient déjà implantés les puits Chatelus I et II, arrêtés en 1887. Après modernisation, le puits Chatelus I est remis en marche en 1899. Le site continue à être modernisé selon les idées de Couriot. En 1907, décision est prise de foncer Chatelus III afin de répondre à la demande croissante de charbon. Une station électrique doit être construite ainsi que des logements ouvriers. Couriot, alors à la tête de la société, entérine ces projets. En 1914, le puits est en capacité de production mais la guerre arrête les travaux qui doivent reprendre afin de satisfaire les nouveaux besoins en charbon suscités par le conflit. Durant cette période, la société renforce sa position en faisant l'acquisition de toutes les infrastructures et terrains environnants. Le puits devient véritablement opérationnel en 1919. A partir de 1920, le site est à son apogée. Un premier crassier fait son apparition en 1936 suivi d'un deuxième en 1948. La guerre de 1939-45 affectera peu l'activité du site. Nationalisé en 1946, Couriot continue de produire pour la reconstruction d'après guerre. Les années 50 annoncent le déclin des houillères du bassin et la fermeture définitive a lieu en avril 1973. En 1991, le musée des Mines ouvre ses portes. A ce jour, les bâtiments sont pour l'essentiel issus des constructions d'avant la Première Guerre, notamment le chevalement posé en 1914 et le bâtiment du treuil de secours ou encore le lavabo de 1913 et l'ancienne lampisterie. De nouveaux bâtiments administratifs et une nouvelle lampisterie surplombant les bassins des eaux d'exhaure, complètent l'ensemble. La cour d'entrée est ornée d'un monument aux morts érigé en 1920. Le bâtiment de la machine d'extraction datant de 1936 est toujours en place. A l'ouest, l'entrée de la Fendue des Passerelles est encore visible. Les services administratifs du musée et du centre de documentation occupent les anciens bureaux situés au sud.