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POP | Plateforme ouverte du patrimoineHôtel de Châtillon de Villemorand (autrement de Busson de l'Age), sis Ville Haute
Hôtel de Châtillon de Villemorand (autrement de Busson de l'Age), sis Ville Haute





Référence de la notice
PA36000035
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
27 août 2014
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Hôtel de Châtillon de Villemorand (autrement de Busson de l'Age), sis Ville Haute
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
hôtel
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Centre-Val de Loire ; Indre (36) ; Le Blanc ; 24 rue du Docteur-Fardeau
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Centre
Adresse de l'édifice
Docteur-Fardeau (rue du) 24
Références cadastrales
BO 237 à 239, 241
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
L'hôtel était situé sur une voie importante qui aboutissait à la porte de Bélâbre, l'une des cinq entrées principales de la ville haute. Cette demeure de notables connut une évolution rapide. A une maison à pignon sur rue, élevée dans la première moitié du 16e siècle et comportant une boutique au rez-de-chaussée, fut ajouté, entre 1584 et 1588, un corps de logis perpendiculaire en fond de cour. Il est desservi par un escalier en vis logé dans une tour ronde située à l'extrémité ouest, et par une galerie à deux niveaux ouverts qui longe la façade sur cour. Des piliers en pierre prenant appui au sol, portent la galerie haute divisée en quatre travées par des piliers de bois élevés sur un mur-bahut. A la même date, une galerie fut plaquée sur la façade sur cour de la maison à pignon sur rue. Cette seconde coursière, établie au niveau de celle du bâtiment sud, traversait une tour carrée, se poursuivait au-delà de la tour et reliait les deux corps de logis perpendiculaires. Des pilastres et un pilier en pierre élevés sur un mur-bahut, portent la sablière de plancher de l'étage, à l'origine ouvert et divisé en travées par des piliers de bois reposant sur un mur-bahut. Les chapiteaux cubiques des supports des deux galeries sont ornés de sculptures assez maladroites. A l'arrière et donnant sur les jardins, une tour défensive a été bâtie à l'époque des guerres civiles qui secouèrent Le Blanc. De 1752 à 1763, l'édifice fut restauré et un corps de bâtiment fermant la cour à l'ouest fut construit sur les remparts de la ville. La bonne conservation des galeries et des éléments défensifs de la tour du jardin constituent l'intérêt principal de cet hôtel dont l'évolution architecturale est représentative de celle des demeures de la bourgeoisie locale du 15e au 18e siècle.