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de la Culture
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Hôpital Saint-André


Référence de la notice
PA33000240
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
28 janvier 2022
Date de dernière modification de la notice
19 décembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Hôpital Saint-André
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
hôpital
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Nouvelle-Aquitaine ; Gironde (33) ; Bordeaux
Références cadastrales
2021 HC 1, 216
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Siècle de campagne secondaire de construction
19e siècle
Auteur de l'édifice
Description historique
L’hôpital Saint-André est le plus ancien des établissements du Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux.
Situé en centre-ville, il remplace l’hôpital fondé en 1390 par le chanoine Vital Carles à proximité de la cathédrale. En visite à Bordeaux et devant les difficultés de l’hospice à accueillir l’affluence des malades, Napoléon Ier ordonne le 25 avril 1808 la création d’un nouvel établissement de 1000 lits. Mais il faut attendre 21 ans pour que le nouvel hôpital Saint-André ouvre ses portes.
L’édifice, inauguré le 10 novembre 1829, est le cœur de l’hôpital actuel. Sa construction entraine l’abandon du vieil édifice de Vital Carles. Jean Burguet répond aux questions d’hygiène, de sécurité et aux aspects techniques de la construction et des équipements : alimentation en eau pure, évacuation des eaux usées, risques d’incendie. Aucun des
besoins nécessaires aux malades et à la vie en collectivité n’est oublié : pharmacie, bains, lavoirs, buanderies et lingerie, cuisines, boulangerie, boucherie, réfectoires, réserves, remises et écuries. Enfin, un amphithéâtre pour l’enseignement médical et une salle de dissection mais aussi une morgue.
Sous la conduite de Jean-Baptiste Alexis Roché6, les travaux sont achevés et le 10 novembre 1829, le nouvel hôpital Saint-André est inauguré. Même s’il a été modifié au cours des XIXe et XXe siècles pour répondre aux besoins d’agrandissement et d’adaptation à la médecine moderne, le plan d’origine est encore bien visible.