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POP | Plateforme ouverte du patrimoineCimetière dit " cimetière des Oubliés "
Cimetière dit " cimetière des Oubliés "

Référence de la notice
PA33000132
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
29 juin 2011
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Cimetière dit " cimetière des Oubliés "
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
cimetière
Précision sur la typologie de l'édifice
lieu de mémoire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Nouvelle-Aquitaine ; Gironde (33) ; Cadillac
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Aquitaine
Références cadastrales
A 1010 ; 2021 A 1009, 1010, 1600
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
L'asile de Cadillac, dont l'origine remonte au 11e siècle, a été transformé en 1617 par le duc d'Epernon pour créer un hospice. Au départ, les malades étaient enterrés dans le cimetière municipal. Au cours de la Première guerre mondiale, l'arrivée massive de "gueules cassées" oblige la municipalité à acheter un terrain jouxtant le cimetière communal et destiné à ces nouveaux malades. Plus de 3000 personnes y sont enterrées. Seules les 900 croix de fer installées dans les années 1950 sont encore visibles. Un carré militaire comprend les 98 sépultures des "mutilés du cerveau" de la Grande guerre qui ont été identifiés. Ce cimetière est un témoignage unique en France d'un aspect méconnu de la psychiatrie, à savoir le traitement réservé aux patients et victimes de guerres décédés dans les asiles. Les 116 pierres tombales ou stèles avec caveaux en marbre et tombes plus élaborées dues à l’investissement des familles, qui avaient été recensées avant la restauration, ont été conservées.