Commentaire descriptif de l'édifice
Comme l'écrivent unanimement les journaux régionaux lors de l'inauguration, le monument « représente une forteresse défendue par deux soldats en sentinelle [qui] s'élève dans sa blancheur, au milieu des tombes et semble protéger encore les corps des soldats morts ramenés du front qui l'entourent. ». Les deux poilus sont exécutés par le bisontin Georges Laethier (1875-1955). Formé à l'École des Beaux-arts de Besançon auprès du sculpteur Just Becquet lui-même élève de Rude, il entre en 1899 à l'École des Beaux-arts de Paris dans l'atelier de Gabriel-Jules Thomas et Jean-Antoine Injalbert. En 1903, il est nommé professeur de sculpture à l'École des Beaux-arts de Besançon. Il est également de l'auteur de nombreux monuments aux morts de la région (Ornans, Frasne, L'Isle-sur-le-Doubs, Pontarlier, Baume-les-Dames, Doubs, Besançon, La-Cluse-et-Mijoux puis la sculpture de l'écolier du monument aux morts de Jougne).
Le monument est mis en scène à l'entrée du cimetière agrandi pour l'occasion. Une allée monumentale mène à un rond-point au centre duquel le monument est disposé. Les tombes des soldats qui ne sont pas restées au front ou auprès de leurs familles sont installées en trois rangées en demi-cercle autour du monument.
Les travaux sont exécutés en 1921 et 1922. L'inauguration du Monument a eu lieu le 11 novembre 1922.
En 1930, la mairie de Pontarlier fait regrouper autour du monument aux morts les « 66 corps des militaires décédés pendant la guerre dans les hôpitaux de la ville et actuellement inhumés dans les différents polygones du cimetière » et souhaite leur attribuer des « concessions perpétuelles individuelles » ou chaque tombe est décorée de « la croix de fonte du Souvenir français avec son socle ». L'ensemble prend une fonction de nécropole.