Description historique
Dès 1919, le Conseil municipal souhaite l'érection d'un monument commémoratif pour les 376 Montbéliardais morts durant la Grande guerre. Il fait d'abord appel en 1920 à Armand Bloch (1866-1933). Statuaire né à Montbéliard (Doubs) dans une famille de sculpteurs spécialisés dans les monuments funéraires, Bloch part à Paris en 1882 dans l'atelier du sculpteur Alexandre Falguière afin de préparer le concours d'entrée de l'École des beaux-arts. Il échoue et semble cesser sa formation vers 1885. Il reçoit néanmoins de nombreuses commandes exécutées dans son atelier parisien, provenant le plus souvent de personnalités franc-comtoises issues des réseaux qu'il entretient largement (Les Gaudes, La Gairi, etc.). Il expose régulièrement aux Salons où il reçoit des médailles et dans les expositions nationales et internationales. Auteur de nombreux monuments et bustes, en bois ou en pierre, il est largement sollicité par les communes autour de Montbéliard après la Grande guerre : 11 monuments commémoratifs sont réalisés entre 1919 et 1924 (Abbévillers, Audincourt, Beaucourt, Courtefontaine, Hérimoncourt, Mandeure, Montbéliard, Roppe, Saint-Hippolyte, Seloncourt, et le monument au Caporal Peugeot, Joncherey (détruit)).
Pour une raison inconnue, le projet validé en 1921 est finalement abandonné. En novembre 1922, la commune fait appel à Maurice Boutterin (1882-1970), Grand Prix de Rome et originaire de Besançon, exerçant à Paris, place des Vosges, comme architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux. L'auteur de 4 monuments aux morts de Franche-Comté : Pontarlier (1921-1922), Montbéliard (1922-1924), Besançon (1924- détruit), Vesoul (1925), doit envisager un projet pour la place de l'Enclos retenue après de longs débats publics.