Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinemonument aux morts
monument aux morts


Référence de la notice
PA25000096
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
9 mai 2023
Date de dernière modification de la notice
4 mars 2026
Mentions légales
© Monuments historiques
Désignation de l'édifice
Titre courant
monument aux morts
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
monument
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Bourgogne-Franche-Comté ; Doubs (25) ; Frasne ; Grande rue
Adresse de l'édifice
Grande-rue
Références cadastrales
2022 AA 23
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1922 ; 1923
Auteur de l'édifice
Description historique
Dans sa séance du 25 avril 1921, le conseil municipal de Frasne vote un crédit de 50 500 francs pour l'érection d'un monument aux 52 enfants de la commune morts pour la France. Adolphe Girod (1872-1933), maire de Frasne de 1922 à 1929, et son frère Charles à qui il succède, semblent avoir joué un rôle particulier dans le choix du monument. Aviateur pendant la Première Guerre mondiale, puis responsable du déploiement des écoles de formation des pilotes, député radical-socialiste en 1906 et en 1928, il commande un monument laïc, contre l'avis des familles des soldats morts, causant d'importants troubles lors de l'inauguration du monument en 1923.
Le choix de l'emplacement se porte sur la place devant la gare, rappelant que Frasne est un important passage ferroviaire de la région pour se rendre en Suisse et en Italie. Du dialogue entre le monument et la gare, Raymond Queneau rédigera un poème en 1965, « Frasne » (recueil « Le chien à la mandoline »).
Le monument est confié à Georges Laëthier (1875-1955), sculpteur né à Besançon, formé à l'École des Beaux-arts de Besançon auprès du sculpteur Just Becquet lui-même élève de Rude, puis à partir de 1899 à l'École des Beaux-arts de Paris dans l'atelier de Gabriel-Jules Thomas et Jean-Antoine Injalbert. En 1903, il est nommé professeur de sculpture à l'École des Beaux-arts de Besançon. Laëthier exécute une figure en terre d'après modèle vivant, dont plusieurs maquettes sont encore conservées (coll. Part.). La fonte du bronze est réalisée à Paris par la maison Andro.