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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineForges d'Ans
Forges d'Ans



Référence de la notice
PA24000096
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
15 mars 2019
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
(c) Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Forges d'Ans
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
forge artisanale
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Nouvelle-Aquitaine ; Dordogne (24) ; Cubjac-Auvézère-Val d'Ans
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Aquitaine
Références cadastrales
2018 B 521, 529, 530, 532, 488, 489, 1093, 1095
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Créée à la fin du XVIIe siècle par Jacques-François de Hautefort d'Ajat, seigneur d'Ans, la forge d'Ans se développe tout au long du XVIIIe siècle profitant d'une situation privilégiée sur la "route des canons" que parsèment les forges fournissant en pièces d'artillerie les arsenaux de La Rochelle. Passant de main en mai, elle devient un temps la propriété des Bertin (anciens associé des Hautefort d'Ajat) puis, en 1791, de Jean Festugière (qui en était auparavant le gestionnaire). Elle atteint son apogée à la faveur des guerres révolutionnaires puis napoléoniennes, s'étant spécialisée dans la production d'artillerie. Elle est alors considérée comme l'une des principales forges du Périgord et le doit à Jean Festugière qui serait, à en croire une enquête préfectorale de 1982, le "fabricant [...] le plus entendu dans la fabrication du fer". Sa mort en 1829 marque le début du déclin de la forge, qui coïncide avec un déclin général de la métallurgie du Périgord dont le fonctionnement, encore très artisanal et archaïque, se montre difficilement capable d'innover face à la concurrence née de la révolution industrielle et du modèle anglais. Comme la majorité des dernières forges du pays, elle subit de plein fouet les accords de libre-échange avec l'Angleterre de 1860 et, malgré la tentative d'un nouveau propriétaire de réorienter son activité en 1862, elle ferme en 1870.