Fort de Beauregard (également sur commune de Longvic)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Fort

Titre courant

Fort de Beauregard (également sur commune de Longvic)

Localisation

Localisation

Bourgogne-Franche-Comté ; Côte-d'Or (21) ; Fénay

Précision sur la localisation

Oeuvre située en partie sur la commune : Longvic. Anciennement région de : Bourgogne

Références cadastrales

ZB 1

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1877

Description historique

Ce fort appartient à un ensemble de fortifications établies autour de Dijon après la guerre de 1877, et s'intègre dans le système de défense des frontières de l'Est, dû au général Séré de Rivières. L'ouvrage surveillait les nationales allant à Seurre, Saint-Jean-de-Losne et Lyon. Par sa conception, il présente les caractéristiques d'une redoute, mais il possède un pont mobile du modèle inventé par l'officier du génie Poncelet, en 1822, ce qui le classe dans la catégorie des forts. Le tablier a été modifié en statique, afin de supporter de plus lourdes charges. Le système de relevage par contrepoids constants à transmission flexible, constitué par deux chapelets de maillons masselottes, ainsi que les roues d'entraînement fixées sur le grand axe, sont toujours en place. Le portail d'entrée avec son portillon d'infanterie, précédé par les créneaux de fusillade des deux postes de garde, est d'origine. Deux chambres à poudre, de trente tonnes de capacité chacune, possèdent toujours leur plancher en chêne, les vitres blindées des créneaux et le système d'aération. La rue du rempart présente onze traverses abris, dont trois enracinées, et deux reliées aux têtes de descente des caponnières. Les plates-formes modèle 1886 des canons de douze culasses sont intactes. Dans les deux piédroits du masque frontal, deux goulottes à grenades sont encastrées dans la maçonnerie. Quatre coupoles hémisphériques encastrées dans la couche de blindage ont servi, en 1915, à installer un support anti-aérien. Au-dessus du flanc gauche, dominant la cour de la caserne, apparaissent les fondations d'un petit baraquement qui abritait l'appareil de communication optique. L'escarpe des quatre flancs présente une disposition différente de celle des autres forts. Il s'agit d'une escarpe semi attachée faisant fonction de chemin de ronde, percée de créneaux de fusillade, appelé mur à la Carnot, du nom de son inventeur. Ce fort était occupé par une garnison de 350 hommes servant 26 pièces d'artillerie.

Protection et label

Nature de la protection de l'édifice

Inscrit MH

Date et niveau de protection de l'édifice

2006/03/17 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

Le fort (cad. Fénay ZB 1 ; Longvic BY 127) : inscription par arrêté du 17 mars 2006

Nature de l'acte de protection

Arrêté

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Précisions sur le statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune de Fénay

Références documentaires

Date de rédaction de la notice

2006

Cadre de l'étude

Recensement immeubles MH

Typologie du dossier

Dossier de protection