Phare de la Coubre

Désignation

Dénomination de l'édifice

Phare

Titre courant

Phare de la Coubre

Localisation

Localisation

Nouvelle-Aquitaine ; Charente-Maritime (17) ; La Tremblade

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Poitou-Charentes

Références cadastrales

BZ 27

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1905

Description historique

Dès 1690, une balise en charpente pouvant porter un fanal est installée à la pointe de la Courbe. Renversée par une tempête en 1785, elle est remplacée par une tour en pierre de 26m de haut qui subsistera jusqu'en 1850 et qui semble avoir porté un feu. En 1830, un vrai fanal est enfin installé, au sommet d'une tour en charpente de 8,50m de haut. Il est allumé le 1er décembre 1830 et accompagné d'une maison de gardien en 1835. En 1840, cet échafaudage est remplacé par une tour en pierre de 13m, implantée au milieu de la maison de gardien. La tour est surélevée de 5m en 1843, suite à la montée des dunes. La navigation nécessitant un phare plus grand, une tour pyramidale en sapin, de 28m de haut, remplace la tour en pierre en 1860, maintenue jusqu'en 1895. Un phare plus solide est envisagé en 1883. Le projet d'une tour métallique est abandonné au profit d'une tour en granit et calcaire, haute de 50m, édifiée de 1892 à 1895. Le phare est protégé de l'avancée des dunes par des plaques de béton, mais il finit par s'écrouler en 1907. Le nouveau phare est rapidement construit grâce à l'emploi du béton de ciment, selon le projet conçu par les ingénieurs Alexandre et Modelsky. Le phare en béton, haut de 64m, est de plan cylindrique et reprend le type " trompette ". Son couronnement imite celui de 1895 : entablement simplifié porté par des consoles en arc-de-cercle, garde-corps plein à montants en bâtière. Le béton, posé par branches, n'est armé que partiellement (encorbellements et peau extérieure). La cage cylindrique est entièrement recouverte de carreaux d'opaline blanche et bleue et contient un escalier métallique en vis, suspendu, de 300 marches. A 35m de haut, une petite chambre en encorbellement sur des consoles en fonte contient un feu de direction à secteurs rouge et vert, qui permet de s'engager dans la " passe de l'ouest " en évitant les hauts fonds. Entre deux voûtes plates en béton, la chambre de veille est entièrement recouverte de lambris de chêne. Au-dessus, la chambre de la lanterne, également lambrissée, renferme le baldaquin de quatre colonnes en fonte qui soutient l'ancienne cuve à mercure autrefois mue par un système de contrepoids, disparu. La lanterne cylindrique, à châssis en bronze et fer, est couverte d'un dôme en cuivre surmonté d'une grosse sphère de décompression des gaz. La base du dôme est ornée de têtes de lion et couronne en cuivre ajouré. Deux bancs d'origine en chêne sont encore en place et épousent la forme courbe de la lanterne. Au centre, une colonne en fonte munie d'un pas de vis, porte la nouvelle cuve à mercure, actionnée par un moteur électrique. Autour du phare sont construits dès l'origine plusieurs bâtiments (logements des ingénieurs et des gardiens, salle des machines et magasins).

Protection et label

Nature de la protection de l'édifice

Inscrit MH

Date et niveau de protection de l'édifice

2011/04/15 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

Le phare et ses dépendances, en totalité, ainsi que le sol de la parcelle correspondante (cad. BZ 27) :inscription par arrêté du 15 avril 2011

Nature de l'acte de protection

Arrêté

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de l'Etat

Affectataire de l'édifice

Ministère chargé de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer

Références documentaires

Date de rédaction de la notice

2011

Cadre de l'étude

Recensement immeubles MH

Typologie du dossier

Dossier de protection

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