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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineOppidum de la Cloche
Oppidum de la Cloche

Référence de la notice
PA13000034
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
26 août 2002
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
(c) Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Oppidum de la Cloche
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
oppidum ; site archéologique
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Provence-Alpes-Côte d'Azur ; Bouches-du-Rhône (13) ; Les Pennes-Mirabeau
Références cadastrales
BR 46
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Situé au nord de la chaîne de la Nerthe, à 235 m d'altitude, cet oppidum domine la voie qui conduisait de Marseille à Arles par Septèmes au carrefour d'une route traversant la chaîne. A 99 % sur la commune des Pennes Mirabeau, la parcelle s'étend jusqu'au bout du vallon où se trouve la voie qui aboutit dans une entrée en chicane. Il est fouillé depuis les années 70 par Louis Chabot qui l'a exploré sur près de la moitié de sa superficie. La fortification, scandée de tours carrées et d'un avant-mur est connue depuis quelques années. A l'intérieur sont disposées selon la pente du terrain et avec une certaine habileté les habitations et les rues en escalier. La présence de tessons résiduels indique une première occupation au 3ème-2ème siècles mais dont aucune structure n'en subsiste. Les vestiges visibles proviennent d'une reconstruction à la fin du 2ème siècle et d'un abandon vers 50 av J-C que l'on associe au siège de César contre Marseille. Comme Entremont pour la période précédente, il offre l'image instantanée d'une petite ville à cette époque charnière, durant laquelle, entre la prise d'Aix et la fondation d'Arles, pendant trois quarts de siècle la présence romaine est restée diffuse. Quelques points méritent d'être soulignés : L'existence d'une citerne d'une contenance de 60 000 litres, répartie en deux volumes, pour l'enduit desquels, on a, pour la première fois sur un oppidum, utilisé du mortier de chaux. Comme à Entremont on a ici l'évocation du rite des têtes coupées des ennemis dont on voulait capter la force. Elles étaient accrochées à l'entrée pour impressionner les visiteurs. Posidonios en voyage à Marseille vers 100 av J-C, rapporte ce rite qu'il pourrait avoir observé à la Cloche. Pour expliquer la reconstruction du site à la fin du 2ème siècle, on peut évoquer enfin la grande peur qui s'empara des indigènes lors de l'attaque des Cimbres et des Teutons en 101 et qui aurait pu conduire les Romains à les autoriser à réoccuper certains oppida.