Commentaire descriptif de l'édifice
Situé à 5 km au nord-est de Calmont, chef-lieu de la commune, le village de Ceignac est dominé par l'imposant sanctuaire de Notre-Dame et les anciennes institutions religieuses qui gravitaient autour. L'élévation occidentale est d'une grande simplicité, uniquement percée d'un portail couvert d'un arc segmentaire surbaissé, encadré de deux pilastres doriques portant un entablement et une corniche. Le linteau est orné d'un écu gravé de la date 1667 ; l'entablement porte une inscription. Les vantaux de la porte sont ornés d'un décor de caissons, de mufles de lion et de feuilles d'acanthe.
L'église « ancienne » se compose d'une nef à quatre travées couvertes par une voûte en berceau légèrement brisé, les arcs doubleaux retombent sur les chapiteaux des demi-colonnes engagées. La travée occidentale, ajoutée dans les années 1665, présente une tribune qui communiquait directement avec le presbytère voisin.
La 1re et la 2e travées correspondent à la partie la plus ancienne de l'église dédiée à Marie-Magdeleine. Il est possible que lors des travaux de construction du nouveau chœur en 1455, la voûte romane ait été également reconstruite pour que la nef et le chœur soient à la même hauteur.
L'ancienne église abrite cinq chapelles. En 1455, un nouveau chœur a remplacé le chœur roman. Les deux chapelles de la 4e travée ont également été édifiées lors de cette campagne. Placée dans le chœur, la chapelle du Saint-Sépulcre, couverte par une voûte à sept quartiers (groupe sculpté la Mise au tombeau) a été bâtie au début du XVIe siècle. La chapelle Sainte Catherine, 3e travée sud, a été fondée en 1464 et abrite le tableau ex-voto le Vœu de la ville de Rodez. Le clocher s'élève au-dessus de la voûte de la 4e travée, précédant le chœur. Il adopte la forme d'un octogone irrégulier, éclairé par deux rangées de baies superposées en arc brisé..
Pour agrandir l'église, André Boyer propose de conserver la façade occidentale et le volume de la nef et du chœur de l'église primitive ; il imagine d'englober le chœur gothique dans un double déambulatoire. Les murs du chœur gothique ont été supprimés, seuls les piliers ont été conservés ce qui permet de voir l'autel et la nef de l'ancienne église. Cette dernière a conservé son organisation avec ses chapelles latérales, l'église neuve permettant d'accueillir environ 300 personnes.
A. Boyer a placé la Vierge Miraculeuse au-dessus du nouvel autel à double face qui se compose d'une simple dalle de pierre portée par huit colonnes recouvertes de mosaïques de la manufacture Mauméjean.
A l'est, l'église neuve est précédée par une vaste façade flanquée de deux tourelles amorties de pinacles avec un grand portail offrant un second accès à l'édifice.
Le 1er déambulatoire est couvert de voûtes d'ogive retombant à l'ouest sur les piliers du chœur gothique ; ces voûtes présentent la même hauteur que le chœur alors que le 2e déambulatoire est nettement plus bas. Les parties basses sont éclairées par des baies de petites tailles avec des vitraux ayant pour sujet les saints ou des personnages proches de l'histoire du sanctuaire. Le 2e déambulatoire se termine de chaque côté par une chapelle semi-circulaire. Les vitraux du registre supérieur, éclairant le 1er déambulatoire, ont pour thème des évènements contemporains : les pèlerinages, le vitrail des œuvres, les nouveaux prêtres, le vitrail des Mères. Deux verrières d'une grande ampleur décrivent avec une foule de personnages, au sud le Miracle de 1652 et le Vœu de la ville Rodez. Et au nord, le couronnement de la Vierge de 1876