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POP | Plateforme ouverte du patrimoineFort villageois de Saint-Jean-d’Alcas
Fort villageois de Saint-Jean-d’Alcas



Référence de la notice
PA12000084
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
15 décembre 2023
Date de dernière modification de la notice
4 mars 2026
Mentions légales
© Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Fort villageois de Saint-Jean-d’Alcas
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
fortification d'agglomération
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Aveyron (12) ; Saint-Jean-et-Saint-Paul ; Saint-Jean-d’Alcas
Adresse de l'édifice
Saint-Jean-d’Alcas
Références cadastrales
2023 E 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 63, 65, 66, 67, 68, 1316, 1317, 1318
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1439 ; 1445
Description historique
Situé en contrebas du causse du Larzac, le village de Saint Jean-d'Alcas se trouve à 7 km au sud de Roquefort. Les terres et le fort villageois dépendaient de l'abbaye cistercienne de Nonenque, implantée à une dizaine de kilomètres et fondée un peu avant 1150. Au milieu du XIIe siècle, le hameau d'Olcas apparait dans les textes. Il partage avec celui de Salabert l'église Saint-Jean, occupant une petite éminence naturelle ; l'église primitive a probablement été édifiée entre le VIIe et le VIIIe siècles.
L'abbaye jouissait de la protection des comtes de Toulouse. Alphonse de Poitiers réitère la « sauvegarde » en 1271. Cette protection est renouvelée par les rois de France, notamment Philippe le Bel en 1294 alors que l'abbaye est affaiblie par une mauvaise gestion. Un contrat de paréage est conclu en 1321 entre l'abbesse de Nonenque et le roi de France ; il mentionne le « lieu de Saint-Jean d'Olcas » et englobe toutes les possessions proches du monastère.
La guerre de Cent Ans commence tôt en Rouergue en raison de la proximité de la Guyenne anglaise. En 1356, après la défaite de Poitiers, le sénéchal de Villefranche-de-Rouergue ordonne aux villageois de faire le guet jour et nuit et de se remparer. L'église, comme beaucoup d'autres en Rouergue, est fortifiée et surélevée pour servir de refuge.
Au XVe siècle après une période d'accalmie, des bandes de routiers parcourent à nouveau le pays. La plupart des fortifications sont postérieures à la guerre de Cent Ans et témoignent du relèvement économique du pays et de sa croissance démographique. Le roi et l'abbesse de Cazilhac décident en 1438 de fortifier les hameaux d'Olcas et de Salabert. Ces derniers étant trop éloignés l'un de l'autre pour être englobés dans une enceinte commune, un fort villageois commun est édifié entre 1439 et 1445.
Dans les années 1950, les maisons du moulon central étaient en grande partie ruinées. A partir de la fin des années 1970, un projet de restauration et valorisation du fort se met en place. La salle haute de l'église et la maison dite la salle de justice ont été restaurées en 2007.