Vestiges de l'ancienne fonderie

Désignation

Dénomination de l'édifice

Fonderie

Titre courant

Vestiges de l'ancienne fonderie

Localisation

Localisation

Auvergne-Rhône-Alpes ; Ardèche (07) ; La Voulte-sur-Rhône

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Rhône-Alpes

Lieu-dit

La Meilhe

Références cadastrales

AL 597 à 601, 603, 605, 607 à 609

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1827, 1845

Auteur de l'édifice

CULMANN (ingénieur)

Description historique

La mine de La Voulte, exploitée à la fin de l'Ancien Régime, fut acquise en 1812 par les sidérurgistes lyonnais Frèrejean pour alimenter un haut fourneau à Vienne. Louis Frèrejean fonde en 1823 avec les Blumenstein, autres grands sidérurgistes lyonnais, la Compagnie des Forges Loire et Isère qui devint la plus importante entreprise sidérurgique de la région dans les années 1860. Son développement conduisit la compagnie à édifier à La Voulte une batterie de quatre fourneaux au coke. Etablie sur les plans de l'ingénieur anglais Culmann, l'usine, la plus grande de France par ses capacités, était en service en 1828. Caractéristique des premières usines à fonte, elle resta un modèle technique jusqu'à la fin du 19e siècle. Avec la construction de deux hauts fourneaux en 1846, l'activité des fonderies atteint son apogée vers 1870, puis son déclin, avec la crise de la compagnie et la fermeture de l'usine, en 1889, puis des mines en 1892. L'appareil de production, s'organisait sur quatre niveaux : au sommet, une voie ferrée conduisait des galeries à l'usine le minerai qui était versé dans les entrepôts. Sur cette même terrasse, où se trouvaient également des entrepôts pour le coke, on procédait au chargement des fours à griller. Après les hauts fourneaux, la partie basse abritait des bâtiments qui protégeaient les machines soufflantes et leurs chaudières. La gare d'eau, depuis comblée, faisait face aux fourneaux et aux chaudières. Un canal de 300 mètres rejoignait le Rhône. Une rampe inclinée au sud de ce bassin, équipée de rails, montait le coke de Rive-de-Gier.

Description

État de conservation (normalisé)

Établissement industriel désaffecté

Protection

Nature de la protection de l'édifice

Inscrit MH partiellement, classé MH partiellement, protection totale

Date et niveau de protection de l'édifice

1996/04/02 : inscrit MH partiellement ; 1996/07/05 : classé MH

Précision sur la protection de l'édifice

Vestiges comprenant : les entrepôts à coke et à minerai, les fours à griller, les rampes pour wagonnets, le quai de déchargement, les galeries, les magasins de coke, la halle de coulée, les bâtiments de souffleries et chaudières (à l'exclusion des bâtiments postérieurs) , ainsi que le sol des parcelles du site et son mur de clôture (cad. AL 597 à 601, 603, 605, 607 à 609) : inscription par arrêté du 2 avril 1996 - Les quatre hauts fourneaux de 1827 et 1845 (cad. AL 597, 598) : classement par arrêté du 5 juillet 1996

Nature de l'acte de protection

Arrêté

Précisions sur les éléments protégés

Four industriel,rampe d'accès,entrepôt industriel,magasin industriel,quai,clôture,chaudière

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune ; propriété d'un établissement public ; propriété d'une société privée

Précisions sur le statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune : cad. AL 597, 603, 605, 607 ; propriété d'un établissement public : cad. AL 598 à 600 ; propriété d'une société privée : cad. AL 601, 608, 609

Références documentaires

Date de rédaction de la notice

1996

Cadre de l'étude

Recensement immeubles MH

Typologie du dossier

Dossier de protection