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POP | Plateforme ouverte du patrimoineVestiges de l'ancienne habitation Vidal ou Mondélice
Vestiges de l'ancienne habitation Vidal ou Mondélice






Référence de la notice
PA00135691
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
18 décembre 1996
Date de dernière modification de la notice
19 décembre 2025
Mentions légales
(c) Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Vestiges de l'ancienne habitation Vidal ou Mondélice
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
demeure ; sucrerie
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Guyane ; Guyane (973) ; Remire-Montjoly ; route nationale n°3
Adresse de l'édifice
route nationale n°3
Références cadastrales
1995 AR 226 ; 1999 AR 229p
Milieu d'implantation pour le domaine de l'Inventaire
isolé
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Du 19e siècle, le moulin à mules de l'Habitation Mondélice est l'ultime vestige, avec une machine à vapeur, de l'équipement sucrier d'une plantation coloniale prospère. Acheté à Claude Macaye en 1800 par le négociant Jean Vidal, à qui succéda son fils, Félix Vidal de Lingendes, gouverneur par intérim de la Guyane, le domaine reçut en 1822 la première machine à vapeur guyanaise. D'une étendue de plus de 600 hectares, dont 70 en polders, il employait 300 esclaves en 1848. Les bâtiments, pour la plupart en pan-de-bois, étaient nombreux : maison de maître, cases à toits en bardeaux, "cases à nègres", couvertes en paille, et chapelle. Le site comprenait aussi des chaudières dont l'emplacement reste lisible. La crise du sucre et labolition de lesclavage, en 1853, promurent le café, le rocou et lélevage, puis une école d'agriculture (1864) , due au père Guyodo du Saint-Esprit. Le moulin octogonal, de sept mètres de côté, en pierre de taille et en brique, comporte une cour de douze mètres de diamètre. Une rampe (plan incliné permettant aux animaux (boeufs ou mulets) d'accéder au "trottoir" octogonal) de 30 mètres de long donne l'accès au niveau supérieur. Le manège intervenait à l'arrêt des moulins à vapeur à rolles horizontaux. Le domaine est abandonné depuis 1880.