Filature, tissage et usine d'apprêt des étoffes de laine Fraenckel, puis Fraenckel-Blin, puis Fraenckel-Herzog.

Désignation

Dénomination de l'édifice

Filature, tissage, usine d'apprêt des étoffes

Titre courant

Filature, tissage et usine d'apprêt des étoffes de laine Fraenckel, puis Fraenckel-Blin, puis Fraenckel-Herzog.

Localisation

Localisation

Normandie ; Seine-Maritime (76) ; Elbeuf ; 25 rue Camille-Randoing

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Haute-Normandie

Adresse de l'édifice

Camille-Randoing (rue) 25

Références cadastrales

1994 AN 225, 232

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1880

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Maurois André (personnage célèbre)

Description historique

Après la guerre de 1870, les frères Fraenckel, fabricants drapiers alsaciens, s'installent à Elbeuf pour y poursuivre leur activité. S'étant d'abord contentés de louer bâtiments et machines, ils font construire en 1880 une vaste usine intégrée. En 1914, après avoir rompu avec la famille Blin, les Fraenckel s'associent aux frères Herzog, dont l'un d'eux est mieux connu sous son nom de plume André Maurois. En 1918, avec l'implantation d'une filature et d'une teinturerie sur des communes voisines, la société Fraenckel-Herzog procède à une réorganisation du travail : l'unité d'Elbeuf est alors affectée au tissage et à l'apprêt des draps de laine. Avec un total de 1500 ouvriers en 1929 et une superficie de 17000 m2, cet établissement est, après l'entreprise Blin et Blin, la seconde usine d'Elbeuf. Depuis sa fermeture à la fin des années 1960, plusieurs bâtiments ont disparu. Il subsiste néanmoins un vaste atelier en briques bicolores et à charpente métallique qui présente des éléments décoratifs intéressants tels que pilastres plats et tirants aux initiales F-B, rappelant le rapprochement des familles Fraenckel et Blin au moment de la construction de l'usine. Contiguë à ce bâtiment se tient la chaufferie où trois immenses chaudières provenant de l'atelier Veillet-Lescure à Amiens (Somme) sont encore en place. La municipalité envisage d'établir un musée du textile dans la partie protégée de l'usine qui lui appartient.

Description

État de conservation (normalisé)

Établissement industriel désaffecté

Protection

Nature de la protection de l'édifice

Inscrit MH partiellement, classé MH partiellement, protection partielle

Date et niveau de protection de l'édifice

1994/07/04 : inscrit MH partiellement ; 1995/07/04 : classé MH

Précision sur la protection de l'édifice

Bâtiment sur rue ; bâtiment en retour sur la cour centrale jusqu'à la limite de la partie reconstruite ; bâtiment de l'arrière de la cour ; salle des machines ; cheminée (cad. AN 225, 232) : inscription par arrêté du 4 juillet 1994 - Chaufferie, y compris le bâtiment qui l'abrite et les accessoires nécessaires à son fonctionnement (cad. AN 225) : classement par arrêté du 4 juillet 1995

Nature de l'acte de protection

Arrêté

Précisions sur les éléments protégés

Chaufferie,salle des machines,cheminée d'usine

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune ; propriété d'une société privée

Précisions sur le statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune : cad. AN 225 ; propriété d'une société privée : cad. AN 232

Références documentaires

Date de rédaction de la notice

1994

Cadre de l'étude

Recensement immeubles MH

Typologie du dossier

Dossier de protection