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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineChâteau de Coulon
Château de Coulon






Référence de la notice
PA00132553
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
16 avril 1996
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
(c) Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Château de Coulon
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
château
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Centre-Val de Loire ; Cher (18) ; Graçay ; Coulon
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Centre
Lieu-dit
Coulon
Références cadastrales
1994 AP 50, 63, 65, 172, 173
Milieu d'implantation pour le domaine de l'Inventaire
en écart
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Ce château présente une architecture du 16e siècle inspirée par les modèles de Du Cerceau. La construction daterait d'entre 1551 et 1563 ; elle est attribuée à Charles de Pisseleu, évêque de Condom de 1551 à 1559. Mais la datation est peut-être plus tardive (fin 16e siècle début 17e siècle). L'édifice présente un corps de logis longitudinal entre deux pavillons en retour côté jardin. Il s'élevait au fond d'un terre-plein rectangulaire et était entouré de fossés aujourd'hui comblés. Une aile antérieure, à l'ouest, a été démolie ou n'a jamais été construite. L'absence d'appareil militaire prouve qu'il n'avait pas de valeur défensive mais une fonction résidentielle et agricole. Le pavillon nord abrite un cabinet orné de peintures en trompe-l'oeil, au-dessus d'un lambris bas d'appui. Entre les colonnes supportant une architrave surmontée d'une frise et d'une corniche, se placent des panneaux imitant une tenture textile ou de cuir. La frise reprend le répertoire des motifs des bordures à grotesques des tapisseries mis à la mode par l'Ecole de Fontainebleau et diffusé par la gravure. Ce décor encadre de petites scènes galantes et bucoliques inscrites dans des cartouches. Des vers, citations ou pastiches de poètes latins commentent ces tableaux. Ce château constitue un exemple intéressant et rare dans le Cher de châteaux ruraux, construits ou reconstruits à la fin du 16e siècle, après le retour de la paix.