Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineAncien évêché
Ancien évêché






Référence de la notice
PA00117365
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
3 décembre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Ancien évêché
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
palais épiscopal
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Auvergne-Rhône-Alpes ; Isère (38) ; Grenoble ; 2 rue Très-Cloître
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Rhône-Alpes
Adresse de l'édifice
Très-Cloître (rue) 2
Références cadastrales
BV 1
Historique de l'édifice
Description historique
La cathédrale a été élevée sur un ancien îlot urbain des 2e et 3e siècles. Au 4e siècle, les premiers édifices d'une communauté chrétienne se structurent. En 381, un premier évêque, Domninus de Grenoble, est mentionné lors du concile d'Aquilée. Dès cette époque furent accolées les églises Notre-Dame et une première église Saint-Hugues, montrant l'importance de l'activité du siège épiscopal. Près d'un siècle plus tard, l'ensemble du groupe cathédral acquiert son espace définitif tandis que les bâtiments continuent d'évoluer. La cathédrale romane fait l'objet d'une importante reconstruction au 13e siècle. Cette campagne de travaux qui touche tout l'îlot épiscopal se fait dans un contexte lié à la rivalité entre les comtes d'Albon et les archevêques. La construction de l'église Saint-Laurent par les comtes est contemporaine de ces travaux. Le cloître se trouvait, comme l'essentiel des bâtiments conventuels, accolé au bas-côté sud de la cathédrale. Son plan abouti aurait été fixé au 13e siècle. A la période romane, il semble presque certain qu'un niveau supérieur existait. Les bâtiments autour du cloître étaient donc sur deux niveaux, abritant un réfectoire et un dortoir. Au 15e siècle, un second bas-côté a été construit pour la cathédrale. Au siècle suivant, l'adjonction des chapelles privées détruit définitivement l'aile nord du cloître. Au 19e siècle, la construction d'immeubles neufs fait disparaître les ailes sud et ouest. De l'aile orientale du cloître ne subsiste que la galerie en rez-de-chaussée, formée de quatre travées et d'une demi-travée en retour de l'aile sud. La partie dite du " jardin ", située au nord et à l'est du groupe de bâtiments, contient les restes des anciens remparts et contenait des maçonneries d'anciens bâtiments ainsi que les fosses à détritus.