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Puits de mine Hottinguer avec sa centrale électrique





Référence de la notice
PA00113565
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
26 novembre 1993
Date de dernière modification de la notice
9 juin 2026
Mentions légales
(c) Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Puits de mine Hottinguer avec sa centrale électrique
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
mine
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Bourgogne-Franche-Comté ; Saône-et-Loire (71) ; Épinac
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Bourgogne
Références cadastrales
AH 109
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1863
Description historique
La concession d’Epinac date de 1805. L’activité houillère débute néanmoins dès 1754 avec le puits de l’Ouche. Le développement des lieux est renforcé par l’arrivée du chemin de fer dès 1830 faisant de la ligne Epinac/canal de Bourgogne, la quatrième ligne de chemin de fer de France. La production des houillères s’accélère à la fin du XIXe siècle pour atteindre son apogée dans les années 1920. Dès 1929, la crise entraîne un ralentissement de la production.
Le puits le plus célèbre de la concession demeure celui appelé « Hottinguer », commencé en 1863. Le puits est alors le plus profond de France (618 m). A une telle profondeur, un nouveau mode de déplacement au sein du puits doit être envisagé : ce sera le tube atmosphérique, dont une maquette est présentée avec succès à l’Exposition Universelle de Lyon en 1873. Le puits Hottinguer sera le seul exemple de puits d’extraction minière utilisant ce procédé. Le bâtiment est également remarquable pour son architecture (1872-1876) qui est à rapprocher de certains chevalements de la Rhur. Ces tours monumentales édifiées entre 1850 et 1880, le plus souvent en briques, doivent leur nom à la tour Malakoff, bastion de la forteresse de Sébastopol pris par les Français lors de la guerre de Crimée, nom donné par les Allemands dès 1855 pour désigner les chevalements maçonnés.
Le puits connaît quelques transformations au cours du XXe siècle : ajout d’une centrale électrique dès 1910, installation de la société Bitulac en 1948, destruction du pavillon gauche, d’une cheminée (1982), incendie dans le pavillon droit (1989).