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Ermitage monolithe Saint-Martial






Référence de la notice
PA00104819
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
27 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Ermitage monolithe Saint-Martial
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
ermitage
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Nouvelle-Aquitaine ; Charente-Maritime (17) ; Mortagne-sur-Gironde
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Poitou-Charentes
Références cadastrales
D 787 à 790
Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice
la Gironde
Historique de l'édifice
Description historique
Ermitage monolithe construit du 3e siècle au 17e siècle. La tradition attribue à saint Martial la fondation de cet ermitage au 2e siècle. A l'époque de cette fondation, l'estuaire de la Gironde s'avançait jusqu'au pied des rochers et recouvrait la prairie qui s'étend au sud. Aussi les ermites creusèrent-ils leur passage au sommet du rocher communiquant avec les terres et n'établirent-ils leurs cellules qu'au milieu de cette masse calcaire. Au fur et à mesure de l'éloignement des eaux, ils abaissèrent leurs logements souterrains et ouvrirent une autre issue au pied du rocher. A partir du 10e siècle, l'ermitage agrandi devint un monastère. L'une des grandes activités pratiquée par les ermites depuis le début du Moyen Age, était de faire passer l'estuaire aux pélerins allant vers Compostelle. A la Révolution, l'ermitage fut confisqué et vendu comme bien national. Un escalier de soixante quinze marches, est creusé dans la falaise. De part et d'autre de cet escalier s'organise l'architecture du monastère. A droite, en descendant, se trouve l'habitation ; à gauche, la chapelle. Ces deux pôles communiquaient par un couloir qui s'ouvrait dans la tribune ouest, passage fermé au 19e siècle à la suite d'un glissement de rocher. Les pièces de l'habitation sont distribuées sur deux étages. Le rez-de-chaussée se compose d'une cuisine avec cheminée, d'une grande pièce faisant office de réfectoire et d'un dortoir. L'accès au premier étage, où se trouvent deux cellules, se fait par un escalier dans la montée duquel se trouve un entonnoir à grain. La chapelle monolithe comporte, à l'ouest, une tribune élevée sur trois arcs surbaissés, délimitée par une balustrade évidée en quatre points, de telle sorte que la lumière du jour se concentre en permanence sur l'autel. Du côté est, la partie liturgique est séparée du reste de l'édifice par un chancel plein. Au fond, la masse calcaire composant le maître-hôtel et le retable est contournée par un déambulatoire dans l'anneau duquel jaillit une source. A gauche du maître-autel une niche creusée dans l'épaisseur du mur, autrefois fermée par un couvercle, renfermait un corps.