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Plateforme ouverte du patrimoine

Ermitage monolithe Saint-Martial

Désignation

Dénomination de l'édifice

Ermitage

Titre courant

Ermitage monolithe Saint-Martial

Localisation

Localisation

Nouvelle-Aquitaine ; Charente-Maritime (17) ; Mortagne-sur-Gironde

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Poitou-Charentes

Références cadastrales

D 787 à 790

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

La Gironde

Historique

Description historique

Ermitage monolithe construit du 3e siècle au 17e siècle. La tradition attribue à saint Martial la fondation de cet ermitage au 2e siècle. A l'époque de cette fondation, l'estuaire de la Gironde s'avançait jusqu'au pied des rochers et recouvrait la prairie qui s'étend au sud. Aussi les ermites creusèrent-ils leur passage au sommet du rocher communiquant avec les terres et n'établirent-ils leurs cellules qu'au milieu de cette masse calcaire. Au fur et à mesure de l'éloignement des eaux, ils abaissèrent leurs logements souterrains et ouvrirent une autre issue au pied du rocher. A partir du 10e siècle, l'ermitage agrandi devint un monastère. L'une des grandes activités pratiquée par les ermites depuis le début du Moyen Age, était de faire passer l'estuaire aux pélerins allant vers Compostelle. A la Révolution, l'ermitage fut confisqué et vendu comme bien national. Un escalier de soixante quinze marches, est creusé dans la falaise. De part et d'autre de cet escalier s'organise l'architecture du monastère. A droite, en descendant, se trouve l'habitation ; à gauche, la chapelle. Ces deux pôles communiquaient par un couloir qui s'ouvrait dans la tribune ouest, passage fermé au 19e siècle à la suite d'un glissement de rocher. Les pièces de l'habitation sont distribuées sur deux étages. Le rez-de-chaussée se compose d'une cuisine avec cheminée, d'une grande pièce faisant office de réfectoire et d'un dortoir. L'accès au premier étage, où se trouvent deux cellules, se fait par un escalier dans la montée duquel se trouve un entonnoir à grain. La chapelle monolithe comporte, à l'ouest, une tribune élevée sur trois arcs surbaissés, délimitée par une balustrade évidée en quatre points, de telle sorte que la lumière du jour se concentre en permanence sur l'autel. Du côté est, la partie liturgique est séparée du reste de l'édifice par un chancel plein. Au fond, la masse calcaire composant le maître-hôtel et le retable est contournée par un déambulatoire dans l'anneau duquel jaillit une source. A gauche du maître-autel une niche creusée dans l'épaisseur du mur, autrefois fermée par un couvercle, renfermait un corps.

Description

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Protection et label

Nature de la protection de l'édifice

Classé MH

Date et niveau de protection de l'édifice

1987/03/13 : classé MH

Précision sur la protection de l'édifice

L'ermitage, constitué des parties suivantes : la falaise, la chapelle (y compris le retable sculpté dans le rocher), les habitations, l'escalier, la tour et le sol des parcelles D 787 à 790, en totalité : classement par arrêté du 13 mars 1987

Nature de l'acte de protection

Arrêté

Intérêt de l'édifice

A signaler

Observations concernant la protection de l'édifice

Inscription 31 12 1985 (ermitage, constitué des parties suivantes : la falaise, la tour, la chapelle et les habitations) (arrêté) annulée.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété d'une association diocésaine

Précisions sur le statut juridique du propriétaire

Propriété de l'association diocésaine de La Rochelle et de Saintes

Références documentaires

Date de rédaction de la notice

1992

Cadre de l'étude

Typologie du dossier

Dossier de protection

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