Remparts de la ville

Désignation

Dénomination de l'édifice

Fortification d'agglomération

Titre courant

Remparts de la ville

Localisation

Localisation

Occitanie ; Pyrénées-Orientales (66) ; Villefranche-de-Conflent

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Languedoc-Roussillon

Références cadastrales

B 1 à 3, 82, 87 à 92, 94 à 97, 156 à 159, 196 à 202

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

La Têt ; la Corneilla

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

11e siècle ; 15e siècle ; 17e siècle

Description historique

Place forte barrant la route d'Espagne et défendant le Conflent, la ville fut fortifiée dès le 11e siècle pour défendre l'accès de la Cerdagne contre le Roussillon. En fondant la ville, le comte de Cerdagne Guillaume-Raymond l'entoura d'un mur flanqué de tours. La partie de cette époque qui subsiste encore, au moins pour les parties inférieures, s'étend sur tout le frond sud. Au 14e siècle, la ville joua un rôle de premier ordre dans la lutte qui opposa les royaumes d'Aragon et de Majorque. Les souverains aragonais s'attachèrent à en augmenter les fortifications. Sous le règne d'Alphonse V fut construite la tour du Diable et renouvelée une grande partie de l'enceinte (1441-1445). En 1668, après la paix d'Aix-la-Chapelle, Vauban voulut affermir cette position. Il vint plusieurs fois à Villefranche et en fit relever les fortifications. Les quatre bastions qui en flanquent les angles, les portes de la ville, le front nord au long de la Têt ainsi que les avancées, datent de cette époque. Vauban conserva en partie les tours et courtines espagnoles qu'il fit recouvrir. Il fit construire en outre le fort Libéria. Par sa position, la place de Villefranche ferme entièrement la gorge et la communication avec l'Espagne. Les fortifications forment un ensemble irrégulier. Trois portes en permettent l'accès. Une quatrième, celle des Boucheries ou de la Payrera, est établie pour la communication avec le château-fort. Les murailles sont défendues par six petits bastions. La place n'est entourée de fossés que dans sa partie sud. Deux rangs de mousquetterie défendaient les fortifications. Le premier est couvert d'une toiture en ardoises qui ne laissait apercevoir que la tête du soldat ; le second est établi au-dessus du premier, dans une galerie voûtée et crénelée. Les fortifications de Vauban comprenaient deux issues : la porte de France et celle d'Espagne, situées aux deux extrémités opposées. Le front ouest comprenait la porte d'Espagne et les deux bastions dits du Roi et de la Reine ; le front est, la porte de France avec deux bastions dont celui dit du Dauphin. La partie sud du rempart était accolée à l'église avec laquelle il faisait corps.

Protection et label

Nature de la protection de l'édifice

Classé MH

Date et niveau de protection de l'édifice

1920/12/10 : classé MH ; 1933/02/28 : classé MH ; 1938/12/21 : classé MH

Précision sur la protection de l'édifice

Les bastions 1, 2, 4, 5 des fortifications, ainsi que la courtine adossée à l'église avec les tours 46 et 28 : classement par arrêté du 10 décembre 1920 - Les remparts, ainsi qu'une bande de terrain de 20 mètres de largeur devant la partie de ces remparts allant de l'extrémité du bastion 1 à l'extrémité du bastion 2 : classement par décret du 28 février 1933 - Les terrains entourant les remparts (cad. B 1 à 3, 82, 87 à 92, 94 à 97, 156 à 159, 196 à 202) : classement par décret du 21 décembre 1938

Nature de l'acte de protection

Décret ; arrêté

Typologie de la zone de protection

Site inscrit

Intérêt de l'édifice

À signaler

Intérêt oeuvre

Site inscrit 21 12 1938 (arrêté).

Observations concernant la protection de l'édifice

Voir aussi notice PA00104149 (Fort Liberia).

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de rédaction de la notice

1992

Cadre de l'étude

Recensement immeubles MH

Typologie du dossier

Dossier de protection

Accès Mémoire

66223

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