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POP | Plateforme ouverte du patrimoineEglise de l'Assomption de la Vierge
Eglise de l'Assomption de la Vierge






Référence de la notice
PA00104143
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
21 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Eglise de l'Assomption de la Vierge
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
église
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Pyrénées-Orientales (66) ; Toulouges
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Languedoc-Roussillon
Références cadastrales
E 104
Localisation actualisée
Code INSEE de la commune actuelle
66213
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
L'édifice, disparate, s'ouvre par un portail roman en marbre blanc, rapporté à une époque récente contre la façade sud. La nef primitive était plus large que l'actuelle et couverte d'une charpente apparente. Les murs, bâtis en moellons, avaient été enduits en chaux et peints d'un décor linéaire tracé en ocre rouge. Plus tard, vraisemblablement au 12e siècle, les murs goutterots furent renforcés par des arcatures en plein cintre, en pierres de taille plaquées contre le parement intérieur et l'ensemble fut voûté en berceau légèrement brisé. Plus tard furent créées les chapelles latérales en perçant l'ancien goutterot au droit des arcades. Une crypte en hémicycle forme le soubassement de l'abside. Un banc en maçonnerie s'appuie contre la partie circulaire de la crypte. Cette crypte est voûtée d'une demi-coupole dont le sommet a autrefois été détruit pour rabaisser le sol du sanctuaire qui la surmonte. Le jointement, à trait unique gravé au fer, utilisé pour dresser un parement à l'emplacement de la voûte détruite, est celui en usage dans l'architecture roussillonnaise des 11e et 12e siècles. Les maçonneries de la partie plus ancienne du chevet sont jointoyées à deux traits parallèles. On peut donc supposer que l'abandon de la crypte est contemporain du voûtement de la nef. L'édifice peut être daté de la seconde moitié du 11e siècle.