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POP | Plateforme ouverte du patrimoineEglise Sainte-Marie-Madeleine
Eglise Sainte-Marie-Madeleine






Référence de la notice
PA00103614
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
21 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
4 mars 2026
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Eglise Sainte-Marie-Madeleine
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
église paroissiale
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Hérault (34) ; Nézignan-l'Evêque
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Languedoc-Roussillon
Milieu d'implantation pour le domaine de l'Inventaire
en village
Localisation actualisée
Code INSEE de la commune actuelle
34182
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
En 1173, le roi Louis le Jeune accorda à l'évêque d'Agde un diplôme par lequel il prit l'église d'Agde sous sa protection et la confirma dans la possession de ses biens. Dans cette énumération de droits seigneuriaux figure la mention de l'alleu de Nézignan, avec son château et son territoire. C'est à cette résidence épiscopale champêtre que ce minuscule village dut son développement. Cette même circonstance explique la construction d'une église paroissiale de grandes dimensions et d'architecture soignée, constamment embellie par additions successives. La construction romane primitive peut remonter au 12e siècle et ne comprenait qu'une nef à trois travées, une travée de choeur et une abside demi-circulaire. Plus tard, sans doute au 14e siècle, quatre chapelles latérales, opposées deux à deux, furent ajoutées au droit du choeur et de la première travée de la nef. Le clocher et sa tourelle paraissent dater de cette même campagne, réserve faite des modifications ultérieures apportées à la voûte et à la tour du clocher. Vers le 15e ou le début du 16e siècle se place une troisième campagne comprenant deux chapelles latérales, l'une au nord, l'autre au sud, butée par un contrefort oblique et décorée d'une clef à monogramme. La voûte du porche appartient probablement à cette même campagne. Au 17e siècle se situe l'exécution de la tribune en pierre et une importante reprise de la partie supérieure du clocher. Cette campagne pourrait avoir pris fin en 1650. Le portail a été refait au 18e siècle et sa décoration se base sur la vie de Marie-Madeleine. La rampe du petit escalier de la chaire est aussi une ferronnerie du 18e siècle. Le 19e siècle a ajouté une sacristie ainsi qu'une vaste chapelle transversale, rompant la symétrie de l'édifice.