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POP | Plateforme ouverte du patrimoineChapelle Saint-Julien de Montredon
Chapelle Saint-Julien de Montredon






Référence de la notice
PA00103232
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
21 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Chapelle Saint-Julien de Montredon
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
chapelle
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Gard (30) ; Salinelles
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Languedoc-Roussillon
Références cadastrales
C 330
Localisation actualisée
Code INSEE de la commune actuelle
30306
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Salinelles se rattachait primitivement au diocèse de Maguelone, puis à celui de Nîmes. Trois textes de l'époque carolingienne (9e siècle) mentionnent l'édifice dans des donations faites au monastère de Psalmody. L'édifice actuel ne paraît cependant pas antérieur à la fin du 11e siècle ou au début du 12e siècle. En 1435, la paroisse dépend de la viguerie et de l'archiprêtré de Sommières. Son prieuré, annexé à celui de Saint-Julien de Montredon, était uni à l'archidiaconat d'Alès. Cette construction se compose de deux parties. La nef et l'abside principale ont été construites dans une première campagne (fin 11e - début 12e siècle). Au sud, se trouve une seconde nef à chevet polygonal, d'un caractère roman tardif (milieu ou fin du 12e siècle). Par la suite, ce collatéral, probablement ruiné, fut coupé par une chapelle latérale à berceau transversal. Les chapiteaux ou impostes des arcs longitudinaux portent tous une décoration sculptée (quadrupèdes affrontés, basilic, bélier, oiseaux...). Les murs de la première église sont renforcés, au droit des arcs doubleaux, par des contreforts qui font saillie. A leur partie supérieure, ces contreforts s'amortissent en biseau jusqu'à réduction de la saillie. Des arcatures s'appuient sur ces piliers et courent tout au long des façades nord et sud de la nef, à raison de cinq petits arcs par travée. Ces arcs sont de type lombard (claveaux plus longs aux sommets qu'aux naissances) reposent, par des claveaux indépendants, sur de petites consoles moulurées. Ce décor, interrompu par le choeur, se retrouve à l'abside, divisée en trois secteurs par des lesennes qui supportent des arcatures triples. Au-dessus de ces arcatures règne une frise en dent d'engrenage, portant une corniche chanfreinée. La partie antérieure de la petite nef n'est plus accessible suite à la construction, à une époque indéterminée, d'une chapelle latérale. Le chevet polygonal, à cinq pans, passe, en élévation, au plan circulaire grâce à une assise en encorbellement.