Eglise Saint-Gilles

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église

Titre courant

Eglise Saint-Gilles

Localisation

Localisation

Occitanie ; Gard (30) ; Saint-Gilles

Précision sur la localisation

Anciennement commune de : Saint-Gilles-du-Gard. Anciennement région de : Languedoc-Roussillon

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

12e siècle, 18e siècle

Auteur de l'édifice

Brunus (sculpteur)

Description historique

Le premier évêque de la commune, Agidius, devenu saint Gilles, était originaire d'Athènes. Il se fixa dans les environs de Nîmes au cours du 7e siècle et fonda un monastère qui fut le berceau de l'église. Les invasions arabes interrompirent cette construction et obligèrent Agidius à se réfugier à Orléans. A son retour, après la victoire de Charles Martel, le monastère était détruit. Après sa mort, l'église, où ses reliques avaient été déposées, devint le centre d'un nouveau monastère autour duquel une ville se forma. Le port de Saint-Gilles devint, à la fin du 11e siècle, le rendez-vous de tous les pèlerins se rendant en Terre Sainte. A cette époque, le monastère comptait trois églises dont l'une était sous l'invocation de saint Gilles. Ces édifices furent démolis et leurs matériaux utilisés pour bâtir une grande basilique dont les fondations furent posées en 1116. Choeur, transepts et portail appartiennent à la seconde moitié du 12e siècle. Les troubles causés par la guerre contre les Albigeois interrompirent la construction et l'église resta inachevée. Sécularisé vers le milieu du 16e siècle, le monastère souffrit des guerres de Religion durant lesquelles Catholiques et Protestants s'en disputèrent la possession. L'église, transformée en forteresse, soutint plusieurs sièges. En 1622, le duc de Rohan, général des églises réformées de Languedoc, ordonna sa démolition, mais l'ordre ne fut qu'en partie exécuté (fragment de l'ancien choeur conservé). La Révolution acheva la démolition. Il ne subsiste de l'édifice qu'une partie de l'église souterraine et le portail ouest. Trois portes le composent. Une frise à sujets bibliques réunit ces trois ouvertures. Les trumeaux qui séparent les deux portes latérales de la grande porte sont décorés par des niches garnies de statues représentant les apôtres. Le nom du sculpteur Brunus est gravé au fond de la niche qui abrite la statue de saint Jude. Des traces de peinture subsistaient encore sur les statues au 19e sècle. Des graffiti recouvrent deux colonnes de la façade (galère à voiles ; oiseaux ; tracés ; guerriers armés ; caractères illisibles ; peut-être une représentation de Saint-Louis coiffé d'une couronne à trois feuilles). Ces graffiti sont peut-être l'oeuvre de croisés venus à Saint-Gilles en 1270.

Description

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture, gravure

Protection

Nature de la protection de l'édifice

Classé MH

Date et niveau de protection de l'édifice

1840 : classé MH

Précision sur la protection de l'édifice

L'église : classement par liste de 1840

Nature de l'acte de protection

Liste

Référence aux objets conservés

PM30002044, PM30002042, PM30002043, PM30002041

Intérêt de l'édifice

A signaler

Observations concernant la protection de l'édifice

18 04 1914 (J.O.). Objets mobiliers protégés OM. Voir aussi notice PA00103205 (ancienne abbaye)

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de rédaction de la notice

1992

Cadre de l'étude

Recensement immeubles MH

Typologie du dossier

Dossier de protection

Accès Mémoire

30258

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église abbatiale (ancienne)
église abbatiale (ancienne)
© Monuments historiques
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