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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineAncien prieuré Saint-Vincent-de-Broussan
Ancien prieuré Saint-Vincent-de-Broussan






Référence de la notice
PA00103024
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
21 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Ancien prieuré Saint-Vincent-de-Broussan
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
prieuré
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Gard (30) ; Bellegarde
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Languedoc-Roussillon
Références cadastrales
E4 646, 647
Localisation actualisée
Code INSEE de la commune actuelle
30034
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
La première mention certaine de l'église figure dans une bulle de 1156, la recensant parmi les possessions du chapitre de Nîmes. L'église était le siège d'un prieuré qui, annexé dès le 13e siècle à celui de Saint-Jean de Bellegarde, fut uni à la mense capitulaire de Nîmes. Dans le même temps, la seigneurie directe et foncière, ainsi que la justice, appartenaient aux ducs d'Uzès. La nef de trois travées, voûtée en berceau sur doubleaux et arcs de décharge, est prolongée à l'est par un sanctuaire demi-circulaire, en cul de four. La partie haute de la façade sud est décorée d'arcatures continues, petits arcs monolithes reposant sur des modillons. Ce décor est interrompu, au-dessus du portail, par un encorbellement de deux corbeaux triples, vestige d'une bretèche. La porte d'entrée est encadrée de colonnettes aux chapiteaux ornés de feuilles d'où émergent des palmettes. A l'intérieur, les chapiteaux des piliers sont ornés (entrelacs, sirènes, personnage nimbé...). Le sanctuaire est moins élevé que la nef. Celle-ci conserve une inscription réemployée, provenant du fronton de l'édifice, relative à la prise de la tour de Bellegarde par les Catholiques en 1570. Le clocher-arcade, en plein cintre, présente un décor d'arcatures aveugles, à éléments monolithiques. Précédée par un portail à la flamande, adjacent à l'abside de l'église, la cour de la métairie est entourée de bâtiments d'exploitation et d'habitation, dont deux sont anciens. Au nord-est, une construction rectangulaire étayée de contreforts, contient deux grandes salles voûtées sur diagonaux. Au nord, le bâtiment d'habitation, formant un angle droit avec le précédent, est remarquable par sa tourelle polygonale contenant un escalier en vis. A l'intérieur, deux portes palières présentent des linteaux en accolade. Les salles ont été remaniées.