Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineRuines de l'ancienne grange cistercienne de Fontcalvy
Ruines de l'ancienne grange cistercienne de Fontcalvy






Référence de la notice
PA00102845
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
21 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Ruines de l'ancienne grange cistercienne de Fontcalvy
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
grange monastique
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Aude (11) ; Ouveillan
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Languedoc-Roussillon
Références cadastrales
B 800
Localisation actualisée
Code INSEE de la commune actuelle
11269
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
En 1093, installation de religieux dans la forêt de Fontfroide. Contraints par la règle à réinvestir leurs revenus, les religieux se lancent, dès les années 1140, dans des achats très importants de terres. D'après la règle cistercienne, les moines doivent cultiver leurs terres eux-mêmes. Ne pouvant le faire de Perpignan à Béziers, l'abbaye va mettre en place le système des granges, au centre d'un groupe d'exploitations, cultivées par les convers. La grange est le type même de l'exploitation cistercienne organisée comme un petit monastère, sous l'autorité d'un "magister grangial" dirigeant les travaux agricoles des frères convers. A la fin du 13e siècle, l'existence d'au moins 24 granges est attestée pour l'abbaye de Fontfroide, dont celle de Fontcalvy. L'édifice est de plan carré, à un étage sur rez-de-chaussée. Ce dernier était constitué, à l'origine, d'une seule et vaste salle, divisée plus tard en salles plus petites par des murs séparatifs dont l'un d'eux subsiste encore. Cette salle est couverte de quatre voûtes sur croisées d'ogives séparées entre elles par des arcs doubleaux. Arcs doubleaux et diagonaux prennent appui au centre sur un imposant pilier fasciculé dont le profil est engendré par la rencontre des différents arcs. L'entrée est placée à l'est, à la base d'une tour de section carrée, volontairement désaxée par rapport à la façade en raison de la retombée d'un arc doubleau et de deux arcs diagonaux dans l'axe médian. L'entrée constitue une sorte de sas entre deux portes en plein cintre, au-dessus duquel un plancher ajouré pouvait faire office d'assommoir. Un plancher divisait, dès l'origine, la vaste salle du rez-de-chaussée en deux niveaux. L'accès à l'étage est assuré par une rampe extérieure adossée à la façade est. Cette disposition, qui ne tient pas compte du système défensif, n'est pas d'origine. Une trappe munie de marches et ménagée dans la voûte au revers de la façade est, semble avoir été l'accès primitif, probablement assuré par une échelle légère. Il y a tout lieu de penser qu'un second système à échelles mobiles devait exister dans la tour est. L'édifice était couvert d'un toit à deux versants dont l'arête supérieure était portée par deux arcs diaphragmes brisés. A l'extérieur, le contrefort médian de la façade sud est évidé à partir d'une certaine hauteur jusqu'à l'étage supérieur, formant ainsi une sorte de gaine dont l'usage est encore mal défini. Au devant de la façade est et dans sa partie supérieure, deux arcs appareillés prennent appui sur les contreforts d'angles et sur la tour centrale. Il est probable que ces arcs supportaient à l'origine une courtine qui ceinturait l'édifice comme paraissent l'indiquer les corbeaux en saillie. Faisant partie du système défensif, les quatre contreforts d'angle étaient aménagés en guettes. Leur partie supérieure correspond à une logette, protégés par un garde-fou, et à laquelle on accède depuis l'étage par un étroit passage.