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Ruines du château






Référence de la notice
PA00102545
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
21 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Ruines du château
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
château
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Aude (11) ; Auriac
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Languedoc-Roussillon
Références cadastrales
B 36, 49
Localisation actualisée
Code INSEE de la commune actuelle
11020
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Le "castellum" est mentionné dès 1028, relevant alors des comtes de Carcassonne. Elle était sous la suzeraineté de l'archevêque de Narbonne. L'archevêque était suzerain du comte de Carcassonne. Après la croisade albigeoise, l'archevêque dut réclamer les châteaux d'Auriac et des Egues détenus par Simon de Montfort et qui lui furent restitués en 1227. Le château est situé sur un étroit plateau rocheux, accessible par la route d'un côté et donnant sur un ravin de l'autre. Les défenses extérieures, qui s'avançaient sur les pentes du ravin, sont très dégradées. L'ancien chemin d'accès présente des dispositions en chicane. Il longe la courtine sud pour aboutir à une porte pratiquée dans une tour carrée. La face d'entrée de la tour esst percée de trois séries d'ouvertures superposées, correspondant à ses trois étages. En remontant vers l'ouest, un mur perpendiculaire à la courtine pourrait être le vestige d'une seconde tour carrée moins importante, près de laquelle devait se trouver une autre entrée. Au-delà de la tour, la courtine se prolongeait de quelques mètres puis se retournait brusquement à angle aigu en suivant le dessin de l'éperon rocheux. Cet ouvrage d'angle est complété par une petite guette demi-circulaire. Puis un mur perpendiculaire à la courtine sud, dans le prolongement de la face orientale de la tour, ainsi que deux autres, délimitent un rectangle qui était occupé par l'ancien corps de logis. Au nord-est et au nord, les défenses sont pratiquement inexistantes de par la nature du site. Seul se voit le vestige de la chapelle, construite au bord du ravin. Vers l'ouest se trouve la partie la plus vulnérable de la forteresse, défendue par deux enceintes successives. L'enceinte intérieure peut être datée du 10e ou du début du 11e siècle. Les tours du sud-ouest, avec courtines et corps de logis, la chapelle et l'enceinte extérieure peuvent remonter au 12e siècle.