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POP | Plateforme ouverte du patrimoineChâteau de la Punta
Château de la Punta






Référence de la notice
PA00099072
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
15 septembre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Château de la Punta
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
château
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Corse ; Corse-du-Sud (2A) ; Alata
Références cadastrales
D 6
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Auteur de l'édifice
Description historique
Le comte Charles Pozzo di Borgo, député de Corse, était âgé de 24 ans lorsque l'Assemblée Nationale décida la destruction du château des Tuileries, incendié durant la Commune. L'entrepreneur chargé de la démolition ayant mis en vente les matériaux, le comte acheta un lot de pierres sculptées qu'il fit photographier en place, puis numéroter afin de pouvoir les reconstituer telles qu'elles étaient placées avant la démolition. Charles Vincent, architecte, fut chargé d'établir les plans du pavillon et d'étudier la possibilité d'une construction en Corse. Le pavillon reproduit, sur sa façade nord, une partie de l'oeuvre de Jean Bullant ; sur sa façade sud, une partie de celle de Philibert Delorme. £Au-dessus des caves et du sous-sol, le rez-de-chaussée de la façade sud est orné de huit colonnes ioniques séparant des baies. Au-dessus règne un entablement ionique sculpté. Décorant le second étage, se trouvent huit colonnes corinthiennes. En guise de couronnement, un entablement forme corniche corinthienne. L'ensemble des colonnes avec leurs chapiteaux, l'entablement ionique, la corniche corinthienne, proviennent des Tuileries.£Sur la façade nord de Jean Bullant, deux colonnes ioniques avec plaques de marbre et chapiteaux, provenant du pavillon de l'Horloge, décorent la porte d'entrée. Selon la tradition, elles auraient été sculptées par Jean Goujon. L'entablement est le même qu'à la façade sud, et se continue sur les façades est et ouest, ornées de pilastres.