Eglise Saint-Pierre

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Titre courant

Eglise Saint-Pierre

Localisation

Localisation

Centre-Val de Loire ; Cher (18) ; Saint-Satur ; rue du Commerce ; rue Eugène Audonnet ; place de la Libération

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Centre

Adresse de l'édifice

Commerce (rue du) ; Eugène Audonnet (rue) ; Libération (place de la)

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e moitié 14e siècle

Description historique

Saint-Satur, au diocèse de Bourges, était une église fort ancienne, restaurée en 1034, enrichie et dotée d'un chapitre canonial par Mathilde, dame de Sancerre, fille du seigneur de Saint-Satur, Gimon de Château-Gordon (castrum à l'origine du bourg de Saint-Satur). En 1107, le pape Innocent II établit des chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin au lieu des chanoines séculiers. L'église consacrée en 1104 et l'abbaye furent ruinées en 1361 par des bandes anglaises. La reconstruction de l'église, commencée dans la deuxième moitié du 14e siècle, ne fut jamais été achevée. A peine le choeur était-il terminé qu'en 1420, les Anglais pillèrent l'abbaye. Relevée en partie de ses ruines, elle vécut tant bien que mal jusqu'au début du 16e siècle. Les effets de la commende et les guerres de religion achevèrent de détruire les constructions élevées sur les ruines laissées par les Anglais. Une reconstruction des lieux réguliers et un redressement du mode de vie canonial furent tentés, mais, après une période florissante dans la première moitié du 18e siècle, l'abbaye se débattit dans des difficultés continuelles. La communauté fut supprimée en 1775. Dans l'enclos de l'ancienne abbaye divisé en deux cours contiguës, celle de la mense conventuelle, à l'est, à proximité de la collégiale, et, à l'ouest, celle de la mense abbatiale (dite le Château-Gordon) , subsistent l'église, premier édifice du Cher classé parmi les monuments historiques, les lieux réguliers composés du grand bâtiment des religieux, du bâtiment attenant au sud (anciennes cuisines) , et de l'aile en retour d'équerre nord-ouest, le bâtiment sur rue de la basse-cour conventuelle, au sud de l'ancien cloître, construit en 1768-1769, et dans lequel fut alors ouverte la grande porte d'entrée de l'abbaye, dans la cour de la mense abbatiale, un édifice dénommé au 18e siècle pressoir ou Château-Gordon, dont l'étage devait autrefois abriter l'hospice des hôtes ; cet édifice que l'on peut dater de la seconde moitié du 13e siècle, est aujourd'hui le bâtiment le plus ancien de l'abbaye. Appartenant à la mense abbatiale depuis l'institution de la commende, le bâtiment des religieux forme séparation entre les deux cours.

Protection et label

Nature de la protection de l'édifice

Classé MH

Date et niveau de protection de l'édifice

1840 : classé MH

Précision sur la protection de l'édifice

Eglise : classement par liste de 1840

Nature de l'acte de protection

Liste

Typologie de la zone de protection

Abords d'un monument historique

Intérêt de l'édifice

À signaler

Observations concernant la protection de l'édifice

18 04 1914 (J.O.). Objets mobiliers protégés OMH.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de rédaction de la notice

1992

Cadre de l'étude

Recensement immeubles MH

Typologie du dossier

Dossier de protection

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Abside vue en contrebas
Abside vue en contrebas
© Dépôt de la Société française d'archéologie, Ministère de la Culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, diffusion RMN-GP
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