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Forges de Caussanus

Référence de la notice
PA00095915
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
30 août 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Forges de Caussanus
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
forge anglaise
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Tarn-et-Garonne (82) ; Bruniquel
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Midi-Pyrénées
Références cadastrales
B 8, 10, 841
Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice
Aveyron (la rive gauche de l')
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Personnalité liée à l'histoire de l'édifice
Garrigou Jean-Baptiste (maître d'ouvrage)
Description historique
Fondée en 1821 par Jean-Baptiste Garrigou, cette forge comprend en 1830 deux hauts fourneaux au charbon de bois, trois feux d'affinerie, deux laminoirs et deux fours à réverbère, trois halles à magasins de charbon, des ateliers, des logements d'ouvriers et la maison du directeur. Les deux hauts fourneaux formant un massif unique pyramidal sont en pierre de taille très bien appareillées. A ce massif ceinturé (de tirants) en métal est adossé un troisième petit four en pierres de taille moins bien appareillées, vraisemblablement plus tardif ; le chemisage de ces trois fours est intact. La façade antérieure à fronton de l'ancienne halle de coulée est particulièrement bien soignée, avec ses baies et son portail en plein cintre. Du bâtiment de la forge ne subsistent plus que des vestiges. Rattachée successivement à plusieurs sociétés dont la Compagnie de chemin de fer Paris-Orléans, la forge s'arrête en 1880 ; une usine de phosphates lui succède vers 1884 ; enfin, après la Seconde Guerre mondiale, l'usine chimique Bozel-Malétra qui l'occupait alors et fabriquait de la lessive, abandonne le site. C'est un des rares ensemble de hauts fourneaux de la région conservé.