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POP | Plateforme ouverte du patrimoineAncienne abbaye de Saint-Alyre
Ancienne abbaye de Saint-Alyre




Référence de la notice
PA00092484
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
26 août 1993
Date de dernière modification de la notice
4 mars 2026
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Ancienne abbaye de Saint-Alyre
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
abbaye
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Auvergne-Rhône-Alpes ; Puy-de-Dôme (63) ; Clermont-Ferrand ; 20 rue Saint-Georges
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Auvergne
Adresse de l'édifice
Saint-Georges (rue) 20
Références cadastrales
IX 87 ; KL 184
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
L'abbaye s'élève dans l'un des plus anciens faubourgs de Clermont-Ferrand, berceau du christianisme dès 250. Saints et évêques furent inhumés dans ce quartier réservés aux Chrétiens qui pouvaient y célébrer leur culte. On compta jusqu'à sept sanctuaires, dont le baptistère et la cathédrale, qui ne fut transférée à l'intérieur de l'enceinte de Clermont qu'au milieu du 5e siècle, le baptistère restant à Saint-Alyre. A partir du 6e siècle, une communauté bénédictine se forma autour du mausolée de Saint-Alyre, dont le sanctuaire subit de nombreux remaniements. L'abbaye fut détruite une première fois par Pépin le Bref en 761 puis par les Normands au 10e siècle. En 937, l'abbaye fut reconstruite et placée sous la dépendance de Cluny. L'église était un édifice complexe, résultant de la soudure de deux sanctuaires : le mausolée de Saint-Alyre et l'église Notre-Dame-d'entre-les-Saints. Ces sanctuaires adossés se terminaient à l'est par la rotonde, mausolée de Saint-Alyre. Autour de ces sanctuaires se développa un bourg indépendant de Clermont, et placé sous la juridiction des abbés de Saint-Alyre. Au cours de la guerre de Cent ans, les défenses de l'abbaye furent renforcées. Remparts et fossés furent mis en état de défense. L'abbaye jouait le rôle de château, entourée d'une basse-cour qui abritait les maisons du bourg. En 1767, l'abbaye fut mise en commende par Louis XVI. En 1791, les bâtiments furent vendus comme bien nationaux et en grande partie détruits. En 1796, ils furent occupés par un pensionnat de jeunes gens, puis transformés à l'occasion en caserne provisoire. En 1807, les Ursulines rachetèrent l'enclos et s'y installèrent.££La construction des bâtiments qui composent cette abbaye s'étend du 5e siècle à nos jours. Entourés d'un enclos de prairies, ces bâtiments s'ordonnent irrégulièrement autour d'une cour intérieure. La memoria de Saint-Vénérand, ancienne chapelle du 5e siècle, s'élève au sud-est. La tour nord-ouest de l'ancienne enceinte, tour ronde à quatre niveaux flanquant deux corps de logis biais en retour d'équerre, constitue le dernier vestige des fortifications clermontoises. L'aile du 18e siècle ferme le côté Est de la cour intérieure. L'aile nord-ouest, desservie par une tourelle d'escalier polygonale du début du 16e siècle, conserve des salles voûtées d'arêtes, ornées de cheminées et de gypseries dans le goût rocaille. L'oratoire du Sacré-Coeur, élevé au 19e siècle au sud des bâtiments principaux, est un petit édicule de jardin de plan centré, néo-roman, couvert d'un dôme.