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POP | Plateforme ouverte du patrimoineAncienne abbaye bénédictine Saint-Pierre
Ancienne abbaye bénédictine Saint-Pierre






Référence de la notice
PA00091885
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
26 août 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Ancienne abbaye bénédictine Saint-Pierre
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
abbaye
Qualité des personnes pour qui l'édifice a été construit ou transformé
de bénédictins
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Auvergne-Rhône-Alpes ; Puy-de-Dôme (63) ; Beaumont
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Auvergne
Références cadastrales
E 1397, 1398, 1400, 1409, 1413 à 1417, 1419, 1423 à 1426
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
La fondation de cette abbaye ou monastère de femmes remonte, selon la tradition, à 665 ou 670 et doit être attribuée aux comtes d'Auvergne. Les bâtiments qui la composaient ont subi de grandes transformations, tant avant qu'après la Révolution. Il reste encore des vestiges du cloître qui doit dater de la fin du 12e siècle ou du début du 13e. Le cloître avait la même ordonnance sur les trois faces Est, sud et ouest. La quatrième face était constituée par le mur même de l'ancienne église qui pouvait être une église basse ou un sanctuaire réservé aux religieuses. Le cloître proprement dit était constitué d'une série d'arcatures séparées entre elles par un trumeau renforcé d'un contrefort. £L'église est un édifice des 11e et 12e siècle, modifié depuis le 17e. Hormis le clocher de 1830, l'ensemble présente un grand intérêt du fait des nombreux éléments qui le composent, comme un colonne gallo-romaine entre le choeur et son collatéral. L'architecture intérieure reflète le roman auvergnat. L'église, orientée, comporte une nef à quatre travées flanquée de deux collatéraux, un transept dont les bras font saillie et un choeur semi-circulaire. Il n'y a pas de déambulatoire, mais, de chaque côté du choeur, un collatéral l'encadre jusqu'au sanctuaire où il est arrêté par un mur droit. C'est, à la fin du 11e siècle, une disposition assez fréquente dans les églises bénédictines. Chapiteaux sculptés (feuillages, palmettes). Les arcades qui font communiquer la nef avec les collatéraux sont d'une courbe à peine brisée et légèrement en fer à cheval, et sont reçues par de lourds piliers rectangulaires constitués d'un blocage, ce qui pourrait laisser présager qu'il s'agirait de parties attribuables à l'époque carolingienne. £La façade sud est complétement masquée par des maisons particulières qui, avant 1789, faisaient partie des bâtiments conventuels. Dans l'une d'elles, on retrouve une partie du cloître assez bien conservée avec un chapiteau à personnages et des vestiges de fresques.