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POP | Plateforme ouverte du patrimoineAncien hôtel Scipion ou ancienne boulangerie des Hôpitaux de Paris
Ancien hôtel Scipion ou ancienne boulangerie des Hôpitaux de Paris






Référence de la notice
PA00088437
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
8 juillet 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Ancien hôtel Scipion ou ancienne boulangerie des Hôpitaux de Paris
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
hôtel ; boulangerie
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Île-de-France ; Paris (75) ; Paris 5e Arrondissement ; 11-17 rue Scipion
Adresse de l'édifice
Scipion (rue) 11-17
Milieu d'implantation pour le domaine de l'Inventaire
en ville
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1565
Description historique
Maurice Bullioud s’installe dans le quartier Saint-Marcel dès 1532. Les documents nous apprennent qu’il fait construire une première demeure entre 1540 et 1565, dit « hôtel de Bulles » : il s’agissait d’une grande maison composée de plusieurs corps de bâtiments, et d’un
grand jardin avec au centre « deux maisons ». Elle est rachetée par Scipion Sardini, banquier de Catherine de Médicis, en 1565 ou 1580 selon les sources. Toscan comme elle, Scipion
Sardini était venu en France à la suite de Catherine de Médicis, dans l’entourage de laquelle il fit une fortune considérable, inspirant à un barde le distique « Naguère sardine, aujourd’hui grosse baleine : c’est ainsi que la France engraisse les petits poissons italiens ». Son rôle politique et sa fortune trop rapide lui valurent des inimitiés. les sources ne nous permettent pas de savoir s'il s'agit de son logis principal ou de maison de campagne. Après la mort de Scipion Sardini en 1609, l'hôtel est transformé en hospice en 1612, « l'hôpital des pauvres renfermés », il abrite une boulangerie et une boucherie. Il est alors vendu à l'administration des pauvres enfermés de la ville de Paris par Marguerite Cousinet, veuve de François d'Amboise, maître des requêtes, qui l'avait acquis de Pierre Plombier, président en la chambre des comptes de Grenoble. Il est ensuite affecté à l'Hôpital-Général en 1656 pour créer une maison d'accouchement et d'allaitement sous le nom d'hôpital Sainte-Marthe. De 1673 à 1793, l'hôtel jouxte le cimetière de Clamart. Après la Révolution française, il devient la boulangerie des hôpitaux de Paris tout en étant proche du cimetière Sainte-Catherine. Il garde cette fonction de boulangerie jusqu'en 1974 lorsqu'il est transformé en musée puis en administration de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) à partir de 1983 ; fonction qu'il occupe toujours. Il ne reste presque rien de l’ancienne activité de boulangerie accueillie en ces murs pendant trois siècles. Seuls subsistent, sous la chaufferie de l’hôpital attenant, quelques fours des XIXe ou XXe siècles.