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Château de Morsang






Référence de la notice
PA00087980
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
24 juin 1993
Date de dernière modification de la notice
8 septembre 2026
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Château de Morsang
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
château
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Île-de-France ; Essonne (91) ; Morsang-sur-Orge ; 4 rue Jean-Raynal
Adresse de l'édifice
Jean-Raynal (rue) 4
Références cadastrales
1964 AC 80 ; 2025 AC 83, 84, 98
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Le château a vraisemblablement été reconstruit par Pierre Durey d’Harnoncourt, avocat et financier originaire de Bourgogne, dans les années suivant l’acquisition de la seigneurie de Morsang en 1739. Il était alors composé d’un corps principal, simple en profondeur, à toiture à croupes, et de deux courtes ailes latérales en retour légèrement plus basses. L’axe de symétrie était simplement marqué, sur la cour, par les fausses chaînes encadrant la travée centrale, et le fronton droit la couronnant. Il était plus marqué sur le jardin, où les trois travées centrales étaient monumentalisées, non seulement par leur fronton, mais aussi par l’escalier en fer-à-cheval desservant le rez-de-chaussée surélevé.
A la mort de Pierre Durey, en 1765, la demeure revient, par le mariage de sa fille, à la famille Bertier de Sauvigny, qui en conserve la propriété, avec l’intermède de la Révolution, jusqu’en 1844, et qui en retrouve la jouissance en 1909, par le rachat de Christian de Bertier de Sauvigny. Ce dernier fait procéder à l’agrandissement du château : il fait ajouter au-devant de la façade sur cour un corps en rez-de-chaussée servant de salle de billard et, contre le côté nord, une pièce abritant une salle de bal. Les pièces du rez-de-chaussée conservant des boiseries en partie XVIIIe (bibliothèque, petit et grand salons) sont restaurées et remaniées. L’aile basse prolongeant le bâtiment principal au sud, du côté des communs, qui abritait vraisemblablement depuis le XVIIIe s. des appartements, est surélevée d’un niveau.
Le domaine est racheté en 1946 par le diocèse de Paris, qui en fait un séminaire, et le conserve jusqu’à sa vente en 1980 à la commune de Morsang. Le diocèse fait entièrement reprendre et agrandir l’aile sud, qui est dotée d’un étage de comble à toiture à longs pans brisés, sans doute par Gaye, architecte à Clichy. Il fait aussi remanier les communs. La façade sur jardin du château est alors en grande partie dénaturée.
Le jardin régulier, à la française, connu par le plan Jubien de 1767 et par le plan d’intendance de la fin du XVIIIe s. a été transformé en jardin irrégulier, à l’anglaise, entre 1804 et 1827. Les dispositions du parc actuel sont assez largement héritées de ces aménagements, en particulier la répartition générale des masses boisées, la forme de la pelouse située au pied du château, l’étang ovale et la rivière serpentant avec sa cascade. L’orangerie et la grotte, avec son bassin, ont sans doute été ajoutées au début du XXe s.