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Ancienne abbaye





Référence de la notice
PA00084439
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
11 juin 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Ancienne abbaye
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
abbaye
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Nouvelle-Aquitaine ; Pyrénées-Atlantiques (64) ; Lucq-de-Béarn
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Aquitaine
Références cadastrales
BO 29 à 34
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
D'après la tradition, un lieutenant de Childebert revenant d'assiéger Saragosse aurait fondé à cet emplacement un oratoire consacré à Saint-Vincent, vers 542. Le monastère fut fondé vers 970 par le vicomte Guillaume Sanche qui y installa l'abbé bénédictin Garcia. Les bâtiments actuels sont ceux qui subsistent des ruines du monastère après le passage, en 1569, des troupes protestantes. Confiée sous le règne de Louis XIII aux Barnadites dont la mission était essentiellement l'évangélisation, l'abbaye fut en partie remontée pour devenir le Château Madiou après avoir été vendue comme bien national à la Révolution. L'abbé de Lucq ressortissait directement du pape tout en dépendant partiellement de l'évêque d'Oloron. Deux parties bien différentes subsistent à l'ouest et au sud de l'église abbatiale (12e siècle, 15e siècle, 16e siècle, 17e siècle), l'une en ruine (15e siècle), celle au sud de l'église servant d'habitation (15e siècle, 16e siècle). La partie ruinée consiste en une salle rectangulaire flanquée dans l'angle nord-est d'une haute tour octogonale jusqu'au deuxième étage puis cylindrique et terminée en encorbellement. Une tourelle également ronde est accrochée à la partie supérieure et renferme l'escalier à vis. La partie habitée comprend un corps de bâtiment flanqué de deux gros pavillons dont l'un, à l'ouest, est prolongé par une construction qui comporte encore sur sa façade sud un portail surmonté de quatre consoles de hourdages. C'est dans cette partie que s'installèrent les premiers moines barnabites et où se situait l'ancien réfectoire des Bénédictins. L'église a conservé en partie son caractère roman primitif, en particulier dans l'abside et les absidioles qui ont conservé des chapiteaux historiés. La tour du clocher-porche conserve des traces d'un système défensif (corbeaux, trous de hourdage).