Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune du Lorrain
présentation de la commune du Lorrain


Référence de la notice
IA97201219
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
3 janvier 2006
Date de dernière modification de la notice
1 avril 2011
Rédacteur de la notice
Ursulet Laurent
Mentions légales
© Inventaire général
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune du Lorrain
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Martinique ; Martinique (972) ; Le Lorrain
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Martinique nord
Historique de l'édifice
Description historique
La commune du Lorrain portait autrefois le nom d'une rivière traversant son territoire, la Grande-Anse. Elle fut très tôt le lieu de plusieurs vagues de peuplements amérindiens. Des traces d'occupations arawaks datant du 1er siècle de l'ère chrétienne, ainsi que des traces caraïbes proches de la fin du 1er millénaire, y ont été découvertes, précisément sur les sites archéologiques de Fond-Brûlé et de Vivé.Ces populations étaient installées dans la capesterre (ou Cabesterre) , terme par lequel les colons désignèrent la partie de l'île située au vent. Sa conquête par les français en 1658 marque, au Lorrain comme ailleurs, le début d'une colonisation topographique active. Vers 1680, la population y était d'environ 300 habitants, et les "habitations" au nombre de 22. Deux siècles plus tard, en 1898, on y trouvaient 6 distilleries. Leur nombre passera à 21 en 1933. A l'instar de la région nord atlantique, le tabac, le café et le sucre, furent au Lorrain les cultures de spéculations classiques du schéma économique de colonisation. Sur le plan administratif, c'est en 1837 qu'un décret érigea le Lorrain en municipalité, par réunion avec le Marigot. Les deux paroisses ne formèrent deux communes distinctes, qu'à partir de 1874. Au niveau social, la Grande-Anse, devenue Lorrain, fut marquée par la révolte des libres de couleurs contre les propriétaires blancs, en 1833. Si cette révolte ne déborda pas vers les masses esclaves, elle contribua par contre au rassemblement politique des mulâtres, et à la sensibilisation d'une partie de la classe métropolitaine aux problèmes des colonies. De nos jours, le Lorrain fait une grande place à la culture bananière, étant l'un dès plus important centre de production de l'île. L'ananas, les cultures vivrières et quelques activités traditionnelles, telles la fabrication de sirop batterie ou de farine de manioc, tentent de s'y maintenir. Toutefois, malgré sa richesse agricole, la commune n'a pas cessée de se dépeupler depuis la départementalisation de 1946, et compte aujourd'hui un peu moins de 8000 habitants.