Maison Coquille

Désignation

Dénomination de l'édifice

Maison

Appelation d'usage

Maison Coquille

Titre courant

Maison Coquille

Localisation

Localisation

Guadeloupe ; Guadeloupe (971) ; Basse-Terre ; 4 rue Léonard

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Basse-Terre (commune)

Adresse de l'édifice

Léonard (rue) 4

Références cadastrales

2001 AM 435

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Cour, communs, jardin, kiosque, bassin, communs

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 18e siècle, 4e quart 19e siècle, 1er quart 21e siècle

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

En 1771, Robert Germain Coquille, procureur général au Conseil souverain de la Guadeloupe, achète un vaste terrain de 3100 pas de superficie en bordure de la rivière aux Herbes. Sur un plan de 1776, la parcelle n'est pas encore bâtie et elle est bordée à l'est par des propriétés agricoles. Un inventaire de 1788 décrit 3 bâtiments : le corps principal en maçonnerie est divisé en une salle, un cabinet et un corridor surmonté d'un galetas, accessible par un escalier en pierre ; le 2e corps en bois se compose d'une galerie et d'un salon ; enfin, sur l'arrière se trouve un bâtiment en maçonnerie (22 pieds sur 16) abritant la cuisine et un garde robes. En 1794, le corps principal qui était de taille relativement modeste, est surélevé d'un étage de comble en bois, abritant 3 chambres ; cette surélévation devait déjà être projetée en 1788 ce qui pourrait expliquer la présence inattendue d'un escalier en pierre distribuant le grenier. Le rez-de-chaussée est pavé de carreaux de Provence. On retrouve le salon indépendant, en poteaux de bois incorruptibles et planches de sapin ; il n'a pas de comble et est carrelé de marbre. La propriété compte plusieurs bâtiments annexes, des appentis servant de magasins ou de logements pour les esclaves domestiques ou mis en location. Le grand jardin est irrigué par des canaux et des bassins. En 1873, les toitures, autrefois en essentes, ont été refaites en zinc et le pavillon abritant le salon a été reconstruit avec un rez-de-chaussée en maçonnerie et un étage en bois. L'étage de comble de la maison principale est dit à la Mansart ; l'étage actuel a donc été ajouté après 1873, ses poteaux coffrés sont caractéristiques de la fin du XIXe siècle. De nos jours, la propriété qui couvrait la majeure partie de l'îlot, a été morcelée mais on retrouve la disposition générale et les 3 bâtiments principaux. La maison a fait l'objet d'une campagne de restauration (2002 salon et 2005-2006, la maison principale).

Description

Matériaux du gros-œuvre

Pierre, moellon, enduit partiel, bois

Matériaux de la couverture

Tôle ondulée

Description de l'élévation intérieure

1 étage carré, en rez-de-chaussée

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier de distribution extérieur : escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie, escalier dans-oeuvre : escalier droit, en charpente

Commentaire descriptif de l'édifice

Construite sur un vaste terrain compris entre la rivière aux Herbes et la rue du Champ-d'Arbaud, les bâtiments se composent actuellement de 2 corps de logis : la maison principale et le salon, avec une dépendance. Les façades antérieures donnent sur une cour pavée de carreaux de terre cuite et de ciment gris. Les 2 corps communiquent par les galeries et par l'escalier en pierre avec garde-corps à balustres en terre cuite. Le rez-de-chaussée est en maçonnerie et l'étage est en bois. Le corps principal se compose de 2 pièces à chaque niveau avec une galerie sur la façade antérieure ; un grenier, accessible par un escalier droit en charpente, règne sur tout le bâtiment. Un salon occupe le rez-de-chaussée du second bâtiment avec une chambre à l'étage. Une petite case à eau, placée à l'abri d'épais murs et contenant encore 2 jarres, se trouve sous l'escalier (serrure ancienne de la porte). La cuisine en maçonnerie avec les encadrements de baies en brique et pierre donne sur l'arrière. Un petit kiosque en bois occupe le centre de la cour arrière, son toit est recouvert de plaques en tôles faites avec des bidons aplanis. Le jardin est aménagé en deux terrasses communiquant par un escalier à doubles volées placé de part et d'autre d'un bassin. Il existe des rigoles en partie dissimulées sous la végétation amenant l'eau de la ville au bassin et à la maison. Il subsiste rue Léonard et rue du Champ-d'Arbaud des cases qui dépendaient autrefois de la propriété Coquille.

État de conservation (normalisé)

Restauré

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1990/09/13 : classé MH

Précision sur la protection de l'édifice

En totalité, entrée, bâtiment principal, cours pavées, escalier, fontaine et jardin (cad. 1990 AM 435) : classement par arrêté du 13 septembre 1990

Nature de l'acte de protection

Arrêté

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2002

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Desmoulins Marie-Emmanuelle

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Guadeloupe - Service chargé de l'Inventaire
22, rue Perrinon 97100 Basse-Terre - 05.90.41.14.49

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maison Coquille
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© Inventaire général, ADAGP ; © commune de Basse-Terre
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