Cathédrale Notre-Dame de Guadeloupe, anciennement église paroissiale Saint-François

Désignation

Dénomination de l'édifice

Cathédrale

Vocable - pour les édifices cultuels

Notre-Dame de Guadeloupe

Titre courant

Cathédrale Notre-Dame de Guadeloupe, anciennement église paroissiale Saint-François

Localisation

Localisation

Guadeloupe ; Guadeloupe (971) ; Basse-Terre ; place Saint-François

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Basse-Terre (commune)

Adresse de l'édifice

Saint-François (place)

Références cadastrales

2001 AM 203, 208

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Tour

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e quart 18e siècle, 2e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

3e quart 20e siècle

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

Le 30 novembre 1673, le gouverneur Du Lion donne aux capucins un terrain sur la rive droite de la rivière aux Herbes. Les religieux édifient une petite case en bois qui sert à la fois de couvent et de chapelle dédiée à Saint-François. Entre 1674 et 1679, 2 habitants font une 2e donation de terre pour construire une église et un cimetière qui occupe le flanc nord de l'église, emplacement qu'il conserva jusque dans les années 1810. Les 2 terrains se situent au-dessous de celui de Du Lion. Les donateurs aménagent un chemin pour relier l'église à la grande rue. En 1696, la petite église en maçonnerie est en bon état quoiqu'elle ne soit pas encore paroisse ; le couvent est en maçonnerie et bois avec un jardin en terrasse. Celui-ci, épargné par l'incendie de 1691, est détruit par celui de 1703. En 1713, la paroisse de Saint-François est officiellement créée. Le père Bonaventure entreprend de reconstruire l'église grâce aux donations des fidèles. Lorsque le père Bonaventure quitte la Guadeloupe le 11 juin 1734, l'église est presque achevée. La tradition veut que la façade date de cette campagne de travaux. Lors de l'attaque anglaise de 1759, l'église comme une grande partie du bourg Saint-françois est touchée par les tirs de canons. Le culte est suspendu en 1792. Le 8 février 1795, l'église est transformée en maison de ville. En 1802, seule l'église Saint-François est rétablie et restaurée. Vers 1820, Félix Longin rapporte que la façade est assez belle. Un petit clocher indépendant a été construit en 1820. Elle est entièrement renversée par le cyclone de 1825. Des travaux de reconstruction sont réalisés au cours du 2e semestre 1826 mais on ignore leur nature exacte, faute de devis précis. En mai 1844, le conseil municipal décide d'agrandir l'église, en ajoutant des bas-côtés. Les travaux sont estimés à 67 000 F alors que la fabrique ne dispose que de 50 000 F. Le côté sud de l'édifice, étant bordé de bâtiments, on détruit une maison afin d'élargir la nef et de dégager la chapelle. Les travaux sont adjugés le 18 juillet 1844 à Ulric Dejean maître-charpentier, mais en juin 1845, le chantier est arrêté, l'entrepreneur se plaignant de l'inflation des prix des matériaux et de la main-d'oeuvre, causée par l'incendie du 26 août 1844. Le conseil municipal lui accorde une augmentation de 12%. Il semble que les travaux traînent en longueur car l'église est toujours en chantier en 1847. En 1850, les évêchés coloniaux de Guadeloupe, Martinique et Réunion sont créés et l'église Saint-François est promue cathédrale. En 1874, Mgr Blanger, ayant obtenu l'autorisation de l'administration coloniale de commencer les travaux avec les ressources qu'il pourrait se procurer, débute les travaux d'allongement du choeur. Les bas-côtés sont prolongés par un déambulatoire. Les statues en terre cuite, la Vierge, Saint-Pierre et Saint-Paul et une Mise au tombeau sont commandées à la fabrique Virebent de Launaguet (31). L'aménagement intérieur est refait. Des travaux d'agrandissement et de surélévation du clocher sont aussi réalisés. En décembre 1880, 3 nouvelles cloches sont commandées à la fonderie Astier à Nantes. Le 12 décembre 1877, Mgr Blanger consacre la cathédrale sous le titre de basilique mineure Notre-Dame de la Guadeloupe. Le 22 août 1964, la cathédrale est sérieusement endommagée par le cyclone Cléo qui arrache la toiture, entraînant d'importants dégâts dans l'édifice. Les projets de restauration, à l'étude depuis de longues années, débutent enfin. La toiture de la nef est refaite avec les matériaux d'origine, la tôle et le bois. En revanche, une dalle anti-cyclonique en béton armé est ajoutée sur les bas-côtés, le déambulatoire et les deux chapelles latérales avec l'adjonction de chenaux en béton dans le prolongement de la dalle. En 1975, l'édifice est classé au titre des Monuments Historiques et un vaste programme de restauration débute à partir de 1989 (toitures et façades) , qui doit s'achever en 2010 par la chapelle Notre-Dame de Guadeloupe.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Pierre, moellon, pierre de taille, enduit partiel

Matériaux de la couverture

Ardoise, béton en couverture

Typologie de plan

Plan allongé

Description de l'élévation intérieure

1 vaisseau

Typologie du couvrement

Lambris de couvrement

Typologie de couverture

Toit à longs pans

Commentaire descriptif de l'édifice

L'église est précédée par un parvis. Elle se compose d'une nef avec deux bas-côtés, prolongés par un déambulatoire. Le clocher indépendant est carré, couvert par une flèche, se trouve légèrement au-dessus de la cathédrale, de l'autre côté d'une ruelle. Elle est construite en moellon de pierre volcanique. Le couvrement est en ardoises qui ont remplacé une couverture en tôle, les bas-côtés sont couverts par une terrasse en béton, recouvert de bacs acier. La façade occidentale est en pierre de taille. Sa partie centrale présente une élévation de style classique à 3 travées. Au premier niveau, le portail en plein-cintre ouvre entre des pilastres doubles et deux niches abritant les statues de Saint-Pierre et Saint-Paul. Les pilastres portent un entablement couronné par un fronton. Un attique surmonte tout le 1er niveau. Le second niveau se compose d'une niche avec une statue de la Vierge entre des pilastres doubles, surmontée d'un fronton cintré à base brisée. On accède aux bas-côtés par des portes à fronton triangulaire. Les baies des façades latérales sont en plein cintre. La porte de la façade sud est couverte par un arc polygonal à 3 pans qui s'ouvre entre 2 pilastres cannelés et est surmontés d'un entablement et d'un fronton cintré. La nef est couverte par une voûte en berceau lambrissée. Les grandes arcades retombant sur des piliers sont soulignés par des encadrements en pierres volcaniques. Les piliers, ornés de pilastre et chapiteau dorique, s'élèvent jusqu'à une corniche moulurée. Une tribune en bois est adossée à la façade occidentale. Deux chapelles, celle du sud dédiée à Notre-Dame de Guadeloupe et celle du nord est dédiée au Sacré-Coeur forment un petit transept. La chapelle axiale abrite une Mise au tombeau en terre cuite.

État de conservation (normalisé)

Restauré

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

1975/06/17 : classé MH

Précision sur la protection de l'édifice

En totalité (cad. 1975 AM 208) : classement par arrêté du 17 juin 1975

Nature de l'acte de protection

Arrêté

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de l'Etat

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2002

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Desmoulins Marie-Emmanuelle

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Guadeloupe - Service chargé de l'Inventaire 22, rue Perrinon 97100 Basse-Terre - 05.90.41.14.49

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cathédrale Notre-Dame de Guadeloupe anciennement église paroissiale Saint-François
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