Description historique
Par délibération du 6 juillet 1894, le département de la Seine décide de la construction d'un 5e asile d'aliénés comprenant un asile pour 700 femmes, un asile spécial d'alcooliques pour 500 hommes, des services généraux communs. Le concours est remporté par Georges Morin-Goustiaux (Duménil et Lebau 2e et 3e prix). Le projet définitif, approuvé le 28 décembre 1895, est partiellement réalisé, un ensemble symétrique à celui existant était prévu à l'origine. La première tranche (Maison Blanche I) comprend le bâtiment d'administration, deux parloirs, la salle des fêtes, le pavillon des bains, la pharmacie, la cuisine, un ensemble de douze pavillons pour malades disposés symétriquement autour d'un mail, reliés par des galeries couvertes ; les pavillons sont alternativement séparés par une cour ou un jardin ; ils comportent un étage et, du côté extérieur, s'achèvent en rotonde à cinq pans abritant la salle de jour. La cuisine a été reconstruite dans les années trente. Une deuxième tranche est réalisée après 1906 sous l'impulsion de Paul Sérieux, directeur, qui comprend trois sections de pavillons : alcooliques, hystériques, épileptiques (réfectoire en bout de terrain). A cet ensemble (Maison-Blanche II) s'ajoutent, dans les années 1930 différents édifices : pavillon de tuberculeux, château d'eau, morgue, centrale thermique, jardin d'agrément, cuisine (reconstruite) ; suivront dans les années soixante les pavillons "manivelles". Dans les années trente sont élevés sept bâtiments de l'entreprise de construction métallique Fillod (Maison Blanche III). Vers 1920 sont construites des maisons destinées au personnel (médecin, directeur, économe) situées le long de la route nationale et d'une voie privée. L'ensemble de l'hôpital est implanté sur un site arboré (service des jardins et serres près de l'entrée : mail de marronniers pour la première tranche, jardin à l'anglaise pour la 2e tranche, jardin d'agrément de style art déco à gauche de l'entrée, platanes au nord des bâtiments Fillod). La remise aux normes à des fins de modernisation et d'hygiène a entraîné des transformations dans la plupart des bâtiments ; certains ont vu leur aspect extérieur modifié. Dans le cadre de la politique de sectorisation, l'hôpital est progressivement désaffecté ; un projet de reconversion est à l'étude.