Église paroissiale Saint-Martin

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Martin

Titre courant

Église paroissiale Saint-Martin

Localisation

Localisation

Grand Est ; Vosges (88) ; Vomécourt-sur-Madon ; place de l'Eglise

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Lorraine

Canton

Charmes

Adresse de l'édifice

Eglise (place de l')

Références cadastrales

2012 ZE 48

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1ère moitié 12e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

2e quart 18e siècle

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

L'église Saint-Martin a été construite durant la 1e moitié du 12e siècle. Une analyse de dendrochronologie réalisée en septembre 2011 pour l'Université de Nancy 2 par le laboratoire DendroNet dans deux poutres intégrées à la maçonnerie du clocher confirme cette datation, les arbres utilisés ayant été abattus après 1117 (datation sur bois de cœur, calculée à partir du dernier cerne représenté soit 1107). La paroisse qui se composait alors de 4 villages dépendait du chapitre des dames de Remiremont (88). Des travaux importants ont lieu entre 1737 et 1740 à la demande du chapitre : un pilier sur 2 est supprimé dans la nef, les angles des piliers restant sont abattus, 2 des 5 fenêtres existantes dans chaque bas-côté sont élargies, de larges baies en cintre brisé sont percées aux extrémités du transept, une nouvelle toiture est mise en place, 2 pans venant couvrir l'ensemble nef et bas-côtés (occultant les fenêtres hautes), les murs intérieurs sont entièrement blanchis à la chaux, ces travaux faisant suite aux préconisations liées au Concile de Trente (1545-1563). L'absidiole Nord fut détruite à une date indéterminée. L'importance du décor sculpté et la présence d'un tympan historié en font un des édifices majeurs de l'art roman en Lorraine, ce qui explique son classement au titre des Monuments Historiques dès 1908. Des travaux de restauration sont entrepris en 1911 sous la direction de Jules Tillet (1870-1950), architecte en chef, dont le 1er projet qui restituait l'église dans ses dispositions d'origine (reconstruction des piliers et des grands arcades, réouverture des anciennes baies, remise en état de la couverture à 4 versants, distincts sur nef et bas-côtés) fut refusé au profit d'une restauration minimale, dont l'essentiel s'est porté sur la toiture et le remplacement des laves et tuiles rondes par de la tuile mécanique. Seules l'abside et l'absidiole ont conservé leur couverture en laves, restaurée en 1988 (ACMH : Michel Goutal), des laves de grès remplaçant alors, faute de matériaux, celles en calcaire de l'abside et de l'absidiole et remplaçant les tuiles à emboîtement des travées de choeur. Dans les années 1880, le tympan qui était muré fut mis à jour. Une étude préalable a été réalisée en 2005 (ACMH : Pierre Bortolussi), les travaux de restauration devraient être entrepris à partir du printemps 2015.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon, enduit

Matériaux de la couverture

Tuile mécanique, grès en couverture

Typologie de plan

Plan allongé

Description de l'élévation intérieure

3 vaisseaux

Typologie du couvrement

Voûte en berceau, cul-de-four, voûte d'ogives, lambris de couvrement

Typologie de couverture

Toit à longs pans, appentis, toit en pavillon

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

L'église de plan basilical s'élève sur une hauteur dominant le village, elle est orientée et entourée du cimetière. Elle se compose d'une nef accostée de bas-côtés, d'un transept saillant dont la croisée de plan carré supporte un clocher, d'un choeur comportant une abside précédée d'une travée et une absidiole (côté Sud) utilisée comme sacristie. La façade occidentale formant pignon est percée d'un oculus au-dessus d'une niche abritant un groupe sculpté de saint Martin (IM54004951). Le portail a conservé son tympan roman (IM88004946) encadré d'une archivolte à 3 voussures : l'une (la plus extérieure) en cintre brisé reposant sur des pilastres, les 2 autres en plein cintre ornées de chevrons et de pampres reposant sur des colonnettes aux chapiteaux sculptés de palmettes et, pour l'un d'eux, de 4 personnages barbus, en pied, non identifiés ; le fût de deux colonnettes se compose d'un enroulement de feuillage découpé et ajouré (manque une grande partie de celui de gauche). La nef compte 3 travées irrégulières, les 2 1ères travées, plus larges et de plan carré, correspondant à 4 travées d'origine (suppression d'une pile sur 2). Seule la travée proche du transept a gardé ses dispositions anciennes. Les impostes surmontant les piles sont toutes ornées d'un décor sculpté d'une grande variété (IM5488004947). Nef, bas-côtés, croisillon Nord sont couverts d'un plafond lambrissé, la croisée du transept et le croisillon Sud sont voûtés d'ogives aux profils différents : tore pour la croisée, section carrée pour le croisillon. Abside et absidiole sont voûtées en cul de four, la travée précédant l'abside en berceau transversal. L'abside est éclairée par 3 baies en plein cintre ornées de verrières hagiographiques (saint Martin, saint Joseph, saint Vincent de Paul) encadrées par des colonnes engagées à chapiteaux sculptés et surmontées d'une imposte nue qui vient interrompre un bandeau orné de palmettes (circonscrites dans un anneau bagué) qui marque la retombée des voûtes du choeur. A l'extérieur, une ordonnance similaire rythme le chevet : deux ordres superposés de colonnes avec bases et chapiteaux encadrent les baies au cintre orné de billettes ; les bases de l'ordre inférieur, à griffes ou boules, sont, pour la plupart, profilées en 3 tores, les bases de l'ordre supérieur sont en tronc de cône orné de godrons ou de bâtons rompus. La corniche se compose de 3 rangs de billettes interrompus par les chapiteaux cubiques de l'ordre supérieur. Les chapiteaux de l'abside (intérieurs et extérieurs) sont tous sculptés : motifs de feuilles plates, de palmettes terminées en crosse ou formant bouquet, de bandes tressées (chevet) ; l'un (à l'intérieur) est historié représentant de façon grossière un personnage debout entre deux jets d'eau, symbole de la vie et du baptême. Un escalier en vis situé entre l'absidiole (désaxée par rapport au bas-côté) et le choeur permet d'accéder au comble et au clocher.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture, vitrail

Indexation iconographique normalisée

Ornement à forme végétale ; entrelacs ; chevron ; vigne ; palmette ; feuille d'eau ; être humain ; billette ; godron ; bâton brisé

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1908/06/03 : classé MH

Nature de l'acte de protection

Arrêté

Référence aux objets conservés

IM88004948, IM88004946, IM88004949, IM88004951, IM88004947, IM88004950

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Précisions sur le statut juridique du propriétaire

Propriété de 3 communes : Vomécourt-sur-Madon (2/11e), Pont-sur-Madon (5/11e), Bettoncourt (4/11e)

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2014

Date de rédaction de la notice

2014

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Tronquart Martine

Cadre de l'étude

Opération ponctuelle

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Lorraine - service régional de l'inventaire général
Hôtel Ferraris - 29, rue du Haut Bourgeois 54000 Nancy - 03.83.32.90.63

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