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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinel'architecture liée à la force hydraulique du canton de Provenchères-sur-Fave
l'architecture liée à la force hydraulique du canton de Provenchères-sur-Fave






Référence de la notice
IA88001184
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
16 juillet 2009
Date de dernière modification de la notice
21 septembre 2020
Rédacteur de la notice
Henry Jean-Yves
Mentions légales
© Région Lorraine - Inventaire général
Désignation de l'édifice
Titre courant
l'architecture liée à la force hydraulique du canton de Provenchères-sur-Fave
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'édifice
moulin ; scierie ; féculerie ; bief de dérivation ; vanne
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Grand Est ; Vosges (88) ; Provenchères-sur-Fave
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Lorraine
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Provenchères-sur-Fave
Canton
Provenchères-sur-Fave
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Commentaire concernant l'attribution de l'édifice
attribution par source
Description historique
Dés la fin du Moyen-âge la force hydraulique de la Fave et de ses affluents est exploitée dans le canton. Sa première forme d'exploitation est vraisemblablement le moulin à farine, l'exemple attesté le plus ancien est celui du moulin de la Bonne-Fontaine, (commune de la Grande-Fosse) , connu en 1650 par un devis de réparation. Les usines utilisant l'énergie hydraulique connaissent leur essor dans la deuxième moitié du 19e siècle, elles prennent la forme de moulins à farine, scieries, huilerie, forge, féculerie... L'utilisation de la force hydraulique va être perturbée dès la fin du 19e siècle par l'arrivée de l'industrie textile. Son installation le long de la Fave va se faire au détriment des moulins situés à proximité (Lusse et Provenchères-sur-Fave). La guerre de 1914-1918 va causer quelques dommages, mais c'est surtout l'arrivée du chemin de fer au début du 20e siècle qui va entraîner la disparition des usines hydrauliques. Le passage des trois réseaux (ferroviaire, fluvial et routier) dans le fond de vallée étroit de la Fave entraîne une rectification des tracés qui provoque la disparition des scieries de Lubine (La Villette) , de Colroy-la-Grande (Pré-Vassa) et du Beulay (Pré Barret). L'arrivée de l'électricité confortant la création de minoteries et de scieries industrielles, les dernières installations hydrauliques cesseront toute activité au milieu du 20e siècle. La Fave est aussi utilisée pour le transport du bois " à bûche perdue ". Cette activité qui a connu son essor vers 1880, a périclité à la l'extrême fin du 19e siècle suite à la construction de la ligne ferroviaire Saint-Dié - Nancy, elle ne sera réutilisée qu'en 1902 et 1903 afin d'évacuer les excédents de bois dus aux orages hivernaux.