Filature et tissage de la Fave, tissage Humbert et Bagard actuellement ateliers municipaux et caserne de pompiers

Désignation

Dénomination de l'édifice

Filature, tissage

Appelation d'usage

Filature et tissage de la Fave ; Tissage Humbert et Bagard

Destination actuelle de l'édifice

Atelier ; caserne de pompiers ; centre culturel

Titre courant

Filature et tissage de la Fave, tissage Humbert et Bagard actuellement ateliers municipaux et caserne de pompiers

Localisation

Localisation

Grand Est ; Vosges (88) ; Provenchères-sur-Fave ; 3 avenue Léopold Humbert ; chemin de l'usine ; rue des Cités

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Lorraine

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Parc naturel régional des Ballons des Vosges

Canton

Provenchères-sur-Fave

Adresse de l'édifice

Léopold Humbert (avenue) 3 ; usine (chemin de l') ; Cités (rue des)

Références cadastrales

1989 B1392, 1393, 1300, 1301

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Fave (la)

Partie constituante non étudiée

Immeuble de bureaux, conduite forcée, entrepôt industriel, cité ouvrière, jardin

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1840, 1918

Commentaires concernant la datation

Daté par travaux historiques

Auteur de l'édifice

Cassier (architecte)

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par travaux historiques

Description historique

L'atelier de tissage est construit vers 1840 et exploité par la sté. "J. Humbert et Bagard". Il est fermé durant la crise cotonnière de 1862 et 1864. L'usine est remise en service en 1865 et administrée par Eugène Valentin. En 1914, la gestion appartient à la sté. "Valentin Frères". Peu de temps après, il est totalement détruit durant la guerre. Il est reconstruit entièrement. Entre 1935 et 1960, la gestion est confiée à la sté. des "Filatures et tissage de la Fave". Fermée en 1980, l'usine est en grande partie démolie en 1992-1993 (bâtiment de production en maçonnerie enduite, d'un étage carré, couvert en shed et éclairé par des oculi, prolongé par des annexes couvertes en appentis) par l'établissement public de la métropole lorraine à l'exception d'un local à usage d'ateliers municipaux et des logements (travaux effectués par l'architecte Cassier). En 1861 : 120 métiers, 1 machine à vapeur de 25 cv ; 1882 : 160 métiers ; 1884 : 264 métiers ; 1900 : 228 métiers, 1 machine à vapeur. Personnel : 1861 : 84 ouvriers ; 1884 : 150 ouvriers. ; 1960 : 150

Description

Matériaux du gros-œuvre

Enduit, brique, pan de métal, grès, faux pan de bois

Matériaux de la couverture

Tuile mécanique, matériau synthétique en couverture

Description de l'élévation intérieure

Rez-de-chaussée, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe, demi-croupe, toit en pavillon

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie hydraulique, produite sur place, énergie thermique, produite sur place

Commentaire descriptif de l'édifice

L'ensemble industriel est situé à proximité de la rue principale, en bordure de la rue qui dessert la gare de chemin de fer. Des bâtiments industriels, aujourd'hui seuls subsistent : un entrepôt d'usine (atelier communal) et la conciergerie. L'entrepôt d'usine : en pan de métal avec remplissage de brique, est couvert d'un toit à longs pans en tôle ondulée. Le soubassement de la cheminée était réalisé en brique sur un plan circulaire à décor de pilastres. L'immeuble de bureaux est un bâtiment soigné d'inspiration pittoresque : élévation ordonnancée autour d'un axe de symétrie souligné par la porte et la lucarne-pignon, rez-de-chaussée avec un étage de comble, toit à longs pans et demi-croupe en tuile mécanique, maçonnerie enduite mais chaînes d'angle, bandeaux et encadrement en grès rose et brique soigneusement appareillé, baies en plein cintre regroupé en triplet. Les logements ouvriers sont constitués de petites maisons individuelles accolées en barre d'un rez-de-chaussé et d'un étage carré couvert d'un toit à longs pans débordant sur les murs goutteaux (aisseliers apparents). Le logement patronal : 1 rez-de-chaussée surélevé et 1 étage carré couvert d'un toit à long pan et croupe, flanqué d'un pavillon à 2 étages carrés avec bow-window (1er étage) et faux pan de bois (2e étage) couvert d'un toit à pavillon ; seul édifice a présenté quelques éléments de décor : encadrement en plein cintre de la porte principale, appui de fenêtre discrètement empreint d'art nouveau.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune,propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1989 ; 1999

Date de rédaction de la notice

1999

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Bissauge Anne-Sophie, Hernu Delphine, Thiébaut Pascal, Caumont Sabine, Jean-Yves Henry

Cadre de l'étude

Enquête thématique régionale (architecture de l'industrie textile en Lorraine)

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Lorraine - service régional de l'inventaire général Hôtel Ferraris - 29, rue du Haut Bourgeois 54000 Nancy - 03.83.32.90.63