Matériaux du gros-œuvre
granite ; pierre de taille ; moellon
Matériaux de la couverture
ardoise ; bois en couverture ; tuile creuse
Typologie de plan
plan allongé
Typologie du couvrement
voûte en berceau brisé
Typologie de la couverture
toit à longs pans ; toit en pavillon
Commentaire descriptif de l'édifice
Eglise à trois travées avec voûtement en berceau brisé retombant sur un cordon mouluré et des arcs de décharge portant eux-mêmes sur des piliers situés entre chaque travée. Les murs gouttereaux sont allégés par des arcatures de décharge entre chaque pilier. Chaque travée est éclairée au nord comme au sud par deux baies en plein-cintre. Au niveau de la deuxième travée, une porte rebouchée permettait au nord l'accès à l'ancien cimetière. La deuxième travée est séparée de la troisième par un mur servant de mur de fond de choeur. La troisième travée communiquait au sud avec la galerie du cloître par une porte en arc brisé aujourd'hui rebouchée. Du choeur détruit, il reste une portion de mur au nord ainsi qu'au sud avec, pour ce côté, une ouverture vers les bâtiments monastiques. Cette dernière est rebouchée. Une trace de décor peint est visible sur la retombée nord de l'arc doubleau, du côté du choeur détruit, dans un espace aménagé en débarras. Les vestiges de l'ancien cloître se résument à deux départs de voûtement sur deux niveaux, au rez-de-chaussée et au 1er étage, visibles sur le côté sud de l'église. Il s'agit de nervures de voûte moulurées témoignant d'une voûte d'ogives avec arc formeret, le tout reposant sur des culots sculptés de personnages. Des modillons sculptés de têtes humaines ou fantastiques en granite très fin, provenant de Kersanton en Bretagne selon Albert de Laborderie, sont remarquables par la qualité de la sculpture et les sujets représentés. Ils sont remployés sur le côté sud de l'église ou dans la construction du corps de bâtiment servant de porche. Le lavabo de cloître est constitué d'une vasque circulaire ornée d'arcatures en plein-cintre reposant sur des colonnettes cylindriques. L'eau arrivant par le haut par une colonne centrale s'échappait par des trous disposés sous chaque arcature de façon à permettre aux moines de faire leurs ablutions. A l'origine, ce lavabo était disposé à même le sol et non dans un bassin. La partie restante des bâtiments monastiques reconstruits au 17e siècle est constituée d'une construction de plan rectangulaire allongé couvert en tuiles creuses avec tours circulaires sur angles couvertes en tuiles plates.
Technique du décor porté de l'édifice
sculpture ; peinture
Indexation iconographique
ornement à forme géométrique ; tête
Description de l'iconographie
Modillons sculptés de têtes situés sur le mur sud de l'église et en remploi dans la reconstruction du porche. Vestiges de frise peinte visibles sur la retombée nord de l'arc doubleau du côté du choeur détruit.
Date de l'enquête ou du récolement
2001